Le cinéma suisse

  • Mis à jour : 30 juillet

Le cinéma suisse est resté quasi confidentiel jusque dans les années 1960. L’essor d’une jeune production nationale a coïncidé dans le temps, dans les intentions et dans les moyens avec celui des jeunes cinémas canadien, tchèque, etc. L’existence dans le pays d’aires linguistiques distinctes et la diversité culturelles est une particularité marquant l’histoire du cinéma suisse. Documentaires, film d’art et d’essai ou film grand public : il existe une grande diversité, tant au niveau des auteurs et des œuvres qu’à celui des sources d’information.

LE CINEMA SUISSE

HISTORIQUE

Du muet à la naissance d’une culture cinématographique

La première projection publique en Suisse du cinématographe eut lieu lors de l’Exposition nationale de Genève en 1896. Les projectionnistes étaient les pionniers français Auguste et Louis Lumière. Par la suite, les projections ambulantes se multiplièrent dans les foires, les music-halls et les cirques.

Au début du xxe siècle apparaissent les premières salles de cinéma. Les premiers centres de production cinématographiques en Suisse verront le jour à Lausanne, Bâle et Zurich. Inauguré en 1907, le « Fata Morgana » est le premier cinéma permanent de Bâle, ville qui devient un centre de production locale.

Avec la Première Guerre mondiale et en raison de la neutralité suisse, les salles de cinéma subissent le boycott des sociétés étrangères. En conséquence des sociétés suisses telles que Eos-Film à Bâle, Iris à Zurich et Lumen-Film à Lausanne sont contraintes de fabriquer leurs propres films. En 1918 s’ouvre la première école d’art dramatique « Kinotheaterschuhle » à Bâle .

Le début des années 1920 sera romand, avec des studios à Genève et Lausanne. La région du Léman servant de cadre, les compagnies françaises seront associées mais les productions sont inégales. « La Vocation d’André Carel » de Jean Choux, 1925, est l’œuvre marquante de cette époque avec les débuts de l’acteur Michel Simons.

La revue de cinéma Close up voit le jour à Montreux-Territet, 45 numéros seront publiés entre 1927 et 1933. Du 3 au 7 septembre 1929 se tint au château de La Sarraz le premier congrès international de cinéma indépendant (C.I.C.I.).

Dans la deuxième partie des années 1920, le passage au cinéma sonore, très coûteux, empêche pour un temps le développement du cinéma romand qui sera presque inexistant dans les années 1930. Les premiers essais de sonorisation de films par des Suisses auront lieu en 1923 par la société « Schweizer Tri-Ergon » de Zurich qui dispose d’un studio à Berlin et en 1926 par la société « Phonofilm Zurich » à Zurich.

L’ancien cinéma suisse : des années 1930 aux années 1950

À partir de 1933, l’émigration en provenance d’Allemagne, en raison du troisième Reich, sera bénéfique pour Zurich qui voit de nombreuses personnalités artistiques allemandes s’installer au Schauspielhaus de Zurich et les techniciens suisses de cinéma ayant travaillé en Allemagne rentrent au pays. Le film « Wie d’Warret würkt » (« les effets de la vérité », 1933) est le premier film sonore entièrement produit en Suisse et le premier en dialecte alémanique. Le dialecte alémanique, avec son apogée dans les années 1950, eut un rôle dominant jusqu’aux années 1990 et fut pour longtemps l’unique genre spécifique du cinéma suisse. Le dialecte renforce l’identité culturelle de la majorité alémanique suisse et le besoin de se distinguer de l’Allemagne.

Dans les années 1930, la production de films en Suisse est jugée peu rentable en raison de l’étroitesse et de la diversité linguistique du marché intérieur. La situation change à partir de 1939. Dès la mobilisation de 1939, une censure est introduite afin d’assurer la sécurité du pays en matière d’information. Les ouvrages, notamment les films, en faveur de l’un ou l’autre des belligérants de la Seconde Guerre mondiale sont interdits. Des films suisses, comme « De achti Schwyzer » d’Oskar Wälterlin, subiront également la censure. Elle durera jusqu’au 18 juin 1945. Ce contrôle et la limitation des importations de films qui en découle feront que de nombreux longs métrages seront produits en Suisse durant cette période. Certains films de cette époque sont caractérisés par une haute valeur artistique et d’autres traitent le sujet de l’héroïsme historique.
Le Ciné-journal suisse est né en 1939 dans le courant de la censure et dans le même but de l’autonomie et du contrôle de l’information. Produit de l’administration en ces temps de guerre, sous le contrôle de la Chambre suisse du cinéma et soumis à la censure militaire, il montre une « vision officielle des choses ». Trilingue (allemand, français et italien) il est diffusé hebdomadairement et obligatoirement dans les salles à partir du 1er août 1940. Le caractère obligatoire de la diffusion sera supprimé en 1946. Son importance décline régulièrement pour disparaître en 1975 en raison de la concurrence de la télévisionh.

La maison de production Praesens-Film, créée en 1924 par Walter Mittelholzer et Lazar Wechsler acquiert une réputation internationale et le cinéma suisse est synonyme d’engagement humaniste, avec notamment quatre Oscar et plus de quarante films parmi lesquels « Farinet » (1938) de Max Haufler, d’après Ramuz, « Le Fusilier Wipf » (1938) de H. Haller et L. Lindtberg,

« Le Brigadier Studer » (1939) de L. Lindtberg, « Roméo et Juliette au village » (1941) de H. Trommer et V. Schmidely,

« Landamman Stauffacher » (1941) de L. Lindtberg, « Gilberte de Courgenay » (1941)

et « La Nuit sans permission » (1943) de Franz Schnyder « La Dernière Chance » (1945)

ou « Le Village près du ciel » (1953) de L. Lindtberg qui sont exemplaires.
Cette société est la plus ancienne toujours en activitéh. Praesens-Film connaît son apogée dans les années 1930 à 1950 avec l’équipe composée de Leopold Lindtberg (mise en scène), Richard Schweizer (scénario), Emil Berna (caméra), Hermann Haller (montage) et Robert Blum (musique). Les oscars qu’a reçus la Praesens-Film sont : l’oscar du meilleur scénario en 1945 pour Marie Louise, l’oscar du meilleur jeune en 1948 à Ivan Jandl et l’oscar de la meilleure histoire originale en 1948 pour « The Search » (Die Gezeichneten).

Toujours en 1939 se déroule la « Ländi » (exposition nationale suisse), avec 10,5 millions de visiteurs, le cinéma et Preasens-Film auront une place importante avec le Pavillon du cinéma où le public pourra visionner de nombreux films et suivre la fabrication d’un film.

Le 1er octobre 1943 sont créées à Bâle les Archives Cinématographiques Suisses dans le but de sauver de la destruction des films ayant un intérêt documentaire ou artistique. L’institution est transférée à Lausanne le 3 novembre 1948 et prend dès lors son nom définitif de Cinémathèque suisse . En 1946 a lieu la première édition du Festival international du film de Locarno, festival de cinéma indépendant qui se révélera être le principal festival cinématographique de Suisse.

Les années 50

Après les idéaux humanitaires, la production cinématographique des années 1950, avec la guerre froide, s’introvertit. Les thèmes sont les glaciers, les villages et sujets paysans comme « Uli le valet de ferme » (1954) de Franz Schnyder, « Heidi » (1952) de Luigi Comencini,

« Heidi et Pierre » (1954) de Franz Schnyder et les drames petit-bourgeois tels que« Le gendarme Wäckerli » (1955), « La boulangerie Zürrer » (1957) de Kurt Früh. C’est également l’apogée du cinéma en dialecte suisse allemand. Ce genre de cinéma décline à la fin des années 1950 au profit de la Nouvelle Vague en provenance de France et d’Angleterre.

Le nouveau cinéma suisse : des années 1960 aux années 1980

La Nouvelle Vague est une nouvelle façon de produire, de tourner, de fabriquer des films qui s’oppose aux traditions et aux corporations pour imposer une nouvelle esthétique plus proche du réel. C’est en Suisse romande que l’on trouve le nouveau cinéma de fiction, la Suisse allemande créant surtout des documentaires.

Jean-Luc Godard cinéaste franco-suisse formé à Paris, est l’un des chefs de file de la nouvelle vague française avec par exemple « À bout de souffle » (1960), « Pierrot le fou » (1965), « Sauve qui peut (la vie) » (1979)

et « Hélas pour moi » (1993).

Une nouvelle loi sur l’aide fédérale au cinéma, entrée en vigueur le 1er octobre 1963, encourage en fait surtout les films documentaires, culturels ou éducatifs. Les aides aux films de fiction sont attribuées une fois le film terminé et sont distribuées de façon sélective. Il n’y a pas de véritable aide étatique couvrant une partie du budget comme c’est le cas dans les autres pays européens. Depuis 1997, les aides sont liées au succès auprès du public.

En 1966 eurent lieu les premières Journées cinématographiques de Soleure, le festival consacré à la production nationale.
Les Genevois Alain Tanner et Claude Goretta apprennent le cinéma à Londres entre 1955 et 1957. Leur premier film « Nice Time », (Picadilly la nuit), obtient le Prix du Film Expérimental au Festival de Nice 1957.

De retour à Genève, ils travaillent à la Télévision suisse romande (TSR) tout comme Michel Soutter avant de créer en 1968 le « groupe 5 » avec Jean-Louis Roy et Jean-Jacques Lagrange (remplacé en 1971 par Yves Yersin). Le « groupe 5 » acquiert une renommée internationale avec des films tels que« Charles mort ou vif » (1969),

« La Salamandre » (1971)

et « Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 » (1976) de A. Tanner,

« Les Arpenteurs » (1971) de M. Soutter,

« « L’Invitation » » (1973)

et « La Dentellière » (1977) de C. Goretta

et « Les Petites Fugues » (1979) de Y. Yersin.

La télévision suisse romande coproduira ou achètera de nombreuses productions et permit ainsi le rayonnement de ce cinéma d’avant-garde qui s’affranchit des stéréotypes folkloriques pour observer le quotidien des Suisses.

En Suisse alémanique, il faut mentionner « Siamo Italiani » (1964) d’Alexander J. Seiler mais surtout le cinéma de fiction alémanique renaît à partir de 1975 avec « Les Faiseurs de Suisses » (« Die Schweizermacher ») (1978) de Rolf Lyssy

, « Die plötzliche Einsamkeit des Konrad Steiner » de Kurt Gloor, « Das Boot ist voll » (1981) de Markus Imhoof, « Grauzone » (1979) et « L’Âme-sœur » (1985) de Fredi Murer, « Reise der Hoffnung » (1990) de Xavier Koller, « Schatten der Engel » et « Il bacio di Tosca » (1984) de Daniel Schmid.

Les années 1980 à nos jours

La production suisse a été récompensée à plusieurs reprises. « Le Grand Soir » (1976), de Francis Reusser remporte le Lépoard d’Or au Festival de Locarno. « La Diagonale du fou » (1984), production franco-suisse, obtient l’oscar du meilleur film étranger en 1985. « Les anges » (1990) de Jacob Berger, production helvetico-hispano-franco-belge, est présenté en compétition au Festival de Berlin. « Voyage vers l’espoir » (1990), de Xavier Koller, a remporté l’oscar du meilleur film étranger en 1991. « Derborence » (1985), de Francis Reusser remporte le César du meilleur film francophone et est nominé au Festival de Cannes.

Une particularité du cinéma suisse actuel est la coexistence constante de trois genres : le documentaire de cinéma (28 % des films produits tels que « La forteresse » (2008) de Fernand Melgar, Léopard d’or au Festival de Locarno « War Photographer » (2002) de Christian Frei nommé aux Oscar 2002 et aussi « Well Done » (1994) de Thomas Imbach, « De mieux en mieux » (1996) d’Alfredo Knuchel et Norbert Wiedmer, « Eine Synagoge zwischen Tal und Hügel » (2000) de Franz Rickenbach), le film d’art et d’essai et le film grand public.
« Aime ton père » (2002) de Jacob Berger rassemble pour la première fois à l’écran Gérard Depardieu et son fils Guillaume Depardieu. Sylvie Testud, Julien Boisselier et Hiam Abbass participent également au film, présenté en compétition au Festival de Locarno.
« À vos marques, prêts, Charlie ! » (2003) de Mike Eschmann, « Mein Name ist Eugen » (2004) et « Grounding » (2006) de Michael Steiner, « Vitus » (2006) de Fredi Murer, « Das Fräulein » (2006) de Andrea Staka et « 1 journée » de Jacob Berger (2008), qui remporte le Prix de la mise en scène au Festival des films du monde de Montréal.
En 2011, « La Petite Chambre » de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond est choisi pour représenter la Suisse aux Oscars comme meilleur film étranger et est sélectionné au Festival de Locarno. Le Prix du Cinéma Suisse lui décerne le Quartz du meilleur film de fiction et le Quartz du meilleur scénario.

Le cinéma suisse est plurilingue à partir de la Seconde Guerre mondiale en raison des sujets traités qui sont, notamment, la guerre et l’humanitaire. La nécessité de pouvoir diffuser les films à l’étranger est raison première au plurilinguisme qui caractérise certains films suisses. Cette particularité propre à la Suisse est devenu un dogme artistique pour finalement se banaliser.

LES FESTIVALS

Le Festival international du film de Locarno est un festival de film d’auteurs indépendants disposant d’une réputation internationale.

LES RECOMPENSES

La production suisse, quant à elle, est présentée lors des Journées cinématographiques de Soleure qui décernaient chaque année les prix du cinéma suisse jusqu’en 2008. Dès 2009, l’Académie du cinéma suisse continue de décerner les Quartz, la récompense du prix du cinéma suisse. Par ailleurs, la Suisse sert de cadre au tournage de nombreux films indiens de Bollywood.

FILMOGRAPHIE

Période 1920-1929
1923/25 : Visages d’enfants de Jacques Feyder16
1925 : La Vocation d’André Carel de Jean Choux16
Période 1930-1939
1934 : Rapt de Dimitri Kirsanoff16
1939 : Farinet de Max Haufler16
1939 : L’Inspecteur Studer de Leopold Lindtberg16

Période 1940-1949
1940 : Les Lettres d’amour de Leopold Lindtberg16
1941 : Romeo und Julia auf dem Dorfe de Valérian Schmidely et Hans Trommer16
1941 : Der doppelte Matthias und seine Töchter de Sigfrit Steiner et Emil-Edwin Reinert, consultant superviseur
1942 : Steibruch de Sigfrit Steiner16
1944 : Marie Louise de Leopold Lindtberg
1945 : La Dernière Chance (Die Letzte Chance) de Leopold Lindtberg16
1947 : Die Gezeichneten de Fred Zinnemann
1947 : Meurtre à l’asile de Leopold Lindtberg

Période 1950-1959
1950 : Die Vier im Jeep de Leopold Lindtberg
1957 : Der 10. Mai de Franz Schnyder16
1957 : Bäckerei Zürrer de Kurt Früh16

Période 1960-1969
1961 : Quand nous étions petits enfants de Henry Brandt16
1964 : Siamo italiani de Alexander J. Seiler16
1966 : Chicorée de Fredi M. Murer16
1968 : Angèle de Yves Yersin16
1969 : Charles mort ou vif de Alain Tanner16

Période 1970-1979
1971 : La Salamandre de Alain Tanner16
1971 : Dällebach Kari de Kurt Früh16
1972 : Les Arpenteurs de Michel Soutter16
1973 : L’Invitation de Claude Goretta16
1974 : "Le Troisième cri" de Igaal Niddam16
1974 : Müde kehrt ein Wanderer zurück de Friedrich Kappeler16
1974 : Die letzten Heimposamenter de Yves Yersin et Eduard Winiger16
1974 : Le Milieu du monde de Alain Tanner16
1974 : Schweizer im spanischen Bürgerkrieg de Richard Dindo16
1975 : La Bulle de Raphaël Rebibo
1975 : Pas si méchant que ça de Claude Goretta16
1975 : Ein Streik ist keine Sonntagsschule de Hans et Nina Stürm/ Mathias Knauer16
1976 : Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 de Alain Tanner16
1976 : Cinéma mort ou vif de Urs Graf16
1976 : Le Grand Soir de Francis Reusser
1976 : E noialtri apprendisti de Giovanni Duffani16
1976 : Die Erschiessung des Landesverräters Ernst S. de Richard Dindo16
1977 : La Dentellière de Claude Goretta16
1978 : Chronik von Prugiasco de Remo Legnazzi16
1978 : Les Faiseurs de Suisses (Die Schweizermacher) de Rolf Lyssy16
1978 : Südseereise - Das gleichzeitig am gleichen Ort stattfindende Glück de Sebastian C. Schroeder16
1979 : Les Petites Fugues de Yves Yersin16

Période 1980-1989
1980 : La Provinciale de Claude Goretta16
1981 : Seuls de Francis Reusser
1981 : Das Boot ist voll de Markus Imhoof16
1981 : Reisender Krieger de Christian Schocher16
1982 : O wie Oblomov de Sebastian Schroeder16
1983 : Max Haufler : « Der Stumme » de Richard Dindo16
1984 : Il Bacio di Tosca de Daniel Schmid16
1985 : 78 tours de Georges Schwizgebel16
1985 : Derborence de Francis Reusser
1985 : Gossliwil de Beatrice Leuthold et Hans Stürm16
1985 : L’Âme-sœur de Fredi M. Murer16
1986 : Der junge Eskimo de Peter Volkart16
1986 : Morlove - eine Ode für Heisenberg de Samir16
1986 : Der Ruderer de Manuela G. Stingelin16
1987 : Dani, Michi, Renato und Max de Richard Dindo16
1987 : Andreas de Patrick Lindenmaier16
1987 : Sandra, unstillbarer Hunger de Paul Riniker16
1987 : Umbruch de Hans-Ulrich Schlumpf16
1987 : Unterwegs - Werner Bischof, Photograph de René Baumann et Marc Bischof16
1988 : Reisen ins Landesinnere de Matthias von Gunten16
1988 : Der wilde Mann de Matthias Zschokke16
1988 : La Fiancée thaïlandaise d’Urs Odermatt

Période 1990-1999
1990 : Jemand - Passion zum Widerstand de Kaspar Kasics16
1990 : Reise der Hoffnung de Xavier Koller16
1991 : Jean-Claude des Alpes de Claude Halter et Ted Sieger16
1991 : Pickel Porno de Pipilotti Rist16
1991 : Seriat de Marlies Graf Dätwyler et Urs Graf16
1992 : Le Petit Prince a dit de Christine Pascal16
1993 : Die bösen Buben de Bruno Moll16
1993 : Tanz der blauen Vögel de Lisa Faessler16
1993 : Ur-Musig de Cyrill Schläpfer16
1994 : Picture of Light de Peter Mettler16
1994 : Le Pandore d’Urs Odermatt
1994 : Well Done de Thomas Imbach16
1995 : Gerhard Meier - Die Ballade vom Schreiben de Friedrich Kappeler16
1995 : Adultère (mode d’emploi) de Christine Pascal16
1995 : Grüezi de Jonas Raeber16
1995 : Motor nasch de Sabine Gisiger etMarcel Zwingli16
1995 : Signers Koffer de Peter Liechti16
1996 : A Tickle in the Heart de Stefan Schwietert16
1997 : Journal de Rivesaltes, 1941-42 de Jacqueline Veuve16
1997 : La route du sel de Ulrike Koch et Pio Corradi16
1998 : F. est un salaud / De Fögi isch en Souhund de Marcel Gisler16
1998 : Spuren verschwinden de Walo Deuber16
1999 : Beresina de Daniel Schmid16
1999 : ID Swiss de divers, prod. Samir16
1999 : La Guerre dans le Haut Pays de Francis Reusser

Période 2000-2009
2001 : War Photographer de Christian Frei16
2003 : À vos marques, prêts, Charlie ! de Mike Eschmann
2004 : Tout un hiver sans feu de Grzegorz Zgli ?ski16
2004 : Mein Name ist Eugen de Michael Steiner
2005 : Herr Goldstein de Micha Lewinsky16
2006 : Vitus de Fredi Murer16
2006 : Grounding de Michael Steiner
2006 : Das Fräulein de Andrea Staka16
2006 : Les mamies ne font pas dans la dentelle Die Herbstzeitlosen (de) de Bettina Oberli
2007 : Chrigu de Jan Gassmann et Christian Ziörjen16
2008 : La Forteresse de Fernand Melgar16
2008 : Home d’Ursula Meier
2009 : Cœur animal de Séverine Cornamusaz16
2009 : Cargo de Ivan Engler et Ralph Etter

Période 2010-2019
2010 : La Petite Chambre de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond16
2010 : Romans d’ados, documentaire en quatre parties de Béatrice Bakhti16
2010 : Sennentuntschi de Michael Steiner16
2011 : Hell de Tim Fehlbaum
2011 : Day Is Done de Thomas Imbach (de)16
2011 : L’Enfance volée de Markus Imboden
2012 : Vol Spécial de Fernand Melgar
2012 : L’Enfant d’en haut d’Ursula Meier16
2012 : Des abeilles et des hommes de Markus Imhoof16
2013 : Win Win de Claudio Tonetti
2013 : Left Foot Right Foot de Germinal Roaux16
2013 : Rosie de Marcel Gisler16
2014 : Silence Mujo d’Ursula Meier, dans Les Ponts de Sarajevo16
2015 : Dora oder Die sexuellen Neurosen unserer Eltern de Stina Werenfels16
2015 : Merzluft de Heinz Bütler16
2015 : Courgette de Claude Barras16
2017 : Frontaliers disaster d’Alberto Meroni
2017 : La Vallée de Jean-Stéphane Bron

ACTEURS SUISSES
Jean-François Balmer
Jean-Luc Bideau
Jean-Philippe Ecoffey
Bruno Ganz
Bernard Nissille
Vincent Pérez
Gaspard Proust
François Simon
Michel Simon
Emil Steinberger

ACTRICES SUISSES
Mia Aegerter
Ursula Andress
Claude-Inga Barbey
Anne Bennent
Anne-Marie Blanc
Sibylle Blanc
Nelly Borgeaud
Mousse Boulanger
La Castou
Léa Fazer
Sophie Gardaz
Christelle Jacquaz
Irène Jacob
Marthe Keller
Noémie Kocher
Natacha Koutchoumov
Maria Mettral
Myriam Mézières
Anne-Marie Miéville
Lolita Morena
Stéphanie Morgenstern
Denise Péronne
Anne Richard
Jane Savigny
Yvette Théraulaz
Melanie Winiger