Le cinema serbe

  • Mis à jour : 1er septembre

CINEMA SERBE

Le cinéma serbe est l’un des plus importants en Europe de l’Est. Peu développé avant 1945, il a connu un véritable essor dans la seconde moitié du vingtième siècle.

HISTOIRE DU CINEMA SERBE

Une existence embryonnaire avant la guerre : avant 1945 il n’a produit que douze longs métrages.
Après la Seconde Guerre mondiale, le cinéma serbe s’est développé grâce au pouvoir communiste yougoslave qui en avait fait un instrument de divertissement, d’éducation et d’endoctrinement du peuple. Il s’est fait connaître sur la scène internationale, avec les réalisateurs Goran Markovi, Aleksandar Petrovi ?, Dušan Makavejev, Slobodan Šijan, Goran Paskaljevi.

L’après-communisme
Le réalisateur serbe le plus célèbre est Emir Kusturica, qui a obtenu deux palmes d’or au Festival de Cannes pour les films « Papa est en voyage d’affaires » en 1985

et « Underground » en 1995. Pendant le tournage de « La vie est un miracle » (2004), dans lequel la ligne de chemin de fer du Huit de Šargan (en serbe : Šarganska osmica) joue un rôle essentiel, il a particulièrement apprécié la région de Mokra Gora ; il y a fait bâtir le « village en bois » de Küstendorf ; en janvier 2008, s’y est déroulé le premier Festival international du film de Küstendorf. Depuis 1971, Belgrade accueille un important Festival du film (en et Beogradski meunarodni filmski festival, FEST). L’essentiel de l’industrie du cinéma serbe se trouve à Belgrade.

Nouveau cinéma serbe
Cette période est marquée par la réalisation de cinq courts métrages, dont le premier de la série, « Dos Patrias », de Kosta Ristic, tourné à Cuba avec l’école de cinéma de San Antonio de los Baños, donne le ton, citant José Marti, « ?j’ai deux patries, la Yougoslavie et la nuit ? ».

Entre l’exil intérieur d’une jeunesse serbe qui se sent à l’étroit dans son pays et l’exil extérieur de migrants errant de rues nocturnes en camps de réfugiés, le nouveau cinéma serbe regarde la réalité de cette partie des Balkans avec lucidité. Que ce soit dans « l’Humidité » , de Nikola Ljuca, et surtout dans le sublime « Requiem pour Madame J. », de Bojan Vuletic, dominé par la stature exceptionnelle de la grande actrice Mirjana Karanovic. Primé dans de nombreux festivals, ce film annonce une nouvelle vision du monde balkanique. Une école est née.

LES PRINCIPAUX REALISATEURS

- Emir Kusturica
Emir Kusturicaest né le 24 novembre 1954 à Sarajevo, en République socialiste de Bosnie-Herzégovine. Le jeune Emir se passionne pour le cinéma : pour gagner de l’argent de poche, il travaille pour le cinéma de son quartier à Sarajevo où il assiste aux projections. Un ami de son père l’invite également sur le plateau des films officiels. Son père et sa mère, d’une famille respectable, décident de l’envoyer étudier à l’étranger. Il est envoyé chez sa tante à Prague et entre à l’académie du cinéma de la capitale tchécoslovaque : la FAMU. Élève brillant et appliqué, il y réalise deux courts métrages : « Une partie de la vérité » et « Automne ». En 1978, Emir Kusturica réalise son court métrage de fin d’études « Guernica », un film douloureux et faussement naïf sur l’antisémitisme vu par un petit garçon. Ce film obtient le Premier Prix du cinéma étudiant du Festival international du film de Karlovy Vary.

Avec ce premier trophée, il rentre alors à Sarajevo et y obtient un contrat à la télévision. Artiste anticonformiste, éloigné de la ligne du pouvoir central sur le cinéma, il réalise en 1979 le moyen métrage « Les jeunes mariées arrivent », tiré d’un scénario d’Ivica Matic qui traite de l’inceste. Fortement influencé par l’œuvre d’Andreï Tarkovski, le film dérange par sa forme et son contenu audacieux. Il est interdit de diffusion. Kusturica conserve néanmoins son poste à la télévision et tourne l’année suivante son second film :« Buffet Titanic », tiré d’une nouvelle du prix Nobel de littérature yougoslave Ivo Andri. Avec ce film, il remporte le premier prix du Festival de la télévision yougoslave.

Il réalise son premier long métrage « Te souviens-tu de Dolly Bell ? », la même année, sur la base d’un scénario coécrit avec le poète bosniaque Abdulah Sidran. Le film est semi-autobiographique, et raconte la difficulté pour un groupe d’enfants dans le Sarajevo des années 1960 de se confronter au rêve occidental sous le régime de Tito. . Le monde découvre ainsi le cinéma singulier du jeune Yougoslave grâce à l’obtention du Lion d’or de la Première Œuvre à la Mostra de Venise et du Prix de la critique au Festival du film international de São Paulo.

Kusturica travaille sur son deuxième film, « Papa est en voyage d’affaires », avec le même scénariste dans l’optique de réaliser une trilogie sur sa ville natale. Le troisième volet ne verra pas le jour, mais ce deuxième film, qui témoigne de la douleur des familles séparées par l’arbitraire politique du régime de Tito, remporte à la surprise générale la Palme d’or au Festival de Cannes 1985 . Pour évacuer la pression, Kusturica intègre pendant un an le groupe de musique de ses amis de Zabranjeno pušenje en tant que bassiste. Il fréquente en conséquence la scène musicale yougoslave et se lie d’amitié avec le plus grand auteur-compositeur et guitariste de rock national, Goran Bregovic, devenu une star nationale dans toute l’ex-Yougoslavie avec le groupe Bijelo Dugme (Bouton blanc).
La Palme d’or lui ouvre toutes les portes, notamment celles des producteurs internationaux. Finalement, un fait divers sur les gitans retient son attention et le pousse à travailler avec le journaliste Gordan Mihic afin d’élaborer l’histoire douloureuse et en partie authentique de Perhan dans « Le Temps des Gitans ».

Mais l’œuvre, qui se veut plus une fable onirique qu’un portrait documentaire, trahit des accointances avec le réalisme magique, juxtaposant une description précise du mode de vie des Gitans à des éléments mythologiques, irrationnels et surnaturels (dons de voyance, de télékinésie, accouchement en lévitation...). Une fois monté, « Le Temps des Gitans » est présenté à Cannes où il obtient le Prix de la mise en scène en 1989. À l’issue du tournage, Kusturica est appelé à New York par le réalisateur américano-tchèque Miloš Forman, ancien collègue de la FAMU. Forman souhaite qu’il le remplace à son poste d’enseignant à l’université Columbia.

Aux États-Unis, un des élèves de Kusturica, David Atkins, lui propose un scénario qui devient « Arizona Dream ». Le cinéaste arrête l’enseignement et se consacre entièrement à la fabrication de cette œuvre, consacrée au rêve américain et à sa dure confrontation au réel. Arizona Dream, interprété par Johnny Depp dont il reste très proche par la suite mais aussi Jerry Lewis, Faye Dunaway et Vincent Gallo est tout de même achevé et obtient l’Ours d’argent au Festival de Berlin 1993.

Extrêmement choqué par les événements en Bosnie et par la manière dont ils sont présentés par les médias internationaux, Kusturica constate son impuissance à agir depuis les États-Unis et décide alors de revenir avec son épouse sur sa terre natale et de montrer au reste du monde sa propre vision du conflit qui déchire sa nation.
« Underground » aborde le difficile thème de la guerre en ex-Yougoslavie et couvre 50 ans d’histoire, des bombardements de l’Allemagne nazie sur Belgrade en 1941 aux conflits ethniques des années 1990, en passant par l’ère Tito. Underground est à la fois le long métrage le plus douloureux, le plus visionnaire et le plus inventif de la carrière du metteur en scène, nourri par une force poétique et visuelle inégalée dans son œuvre. Au lendemain du massacre de Tuzla, le film vaut au réalisateur une seconde Palme d’or cannoise en 1995.

Après la polémique sur ce film, Emir décide de quitter le cinéma. Il se ravise pourtant après avoir visionné le film « Le Jour et la Nuit », en voyant les dommages que Bernard-Henri Lévy peut causer au monde du cinéma. ». Il tourne « Chat noir, chat blanc » en 1998, un film aux antipodes du précédent, plus calme mais non moins pittoresque, plein de couleurs, de musique, de cocasserie et d’humour.

Il permet au cinéaste d’être gratifié d’un Lion d’argent à la Mostra de Venise en 1998. Comme toujours, pour décompresser, il revient à la musique et enchaîne une tournée mondiale avec son groupe de musique rebaptisé le No Smoking Orchestra. De cette tournée, il réalise le documentaire « Super 8 Stories » en 2001.

Après plusieurs projets non concrétisés, Kusturica décide de revenir une nouvelle fois sur la guerre et l’aborde à travers une histoire dont il a l’idée depuis longtemps : une transposition de Roméo et Juliette dans les Balkans. L’idée donne naissance au film « La vie est un miracle » qui sort en 2004.

Pour le tournage, il s’arrête avec son équipe dans les montagnes de la Mokra Gora et y construit pour l’occasion une voie ferrée et un village traditionnel en bois. Ce village, baptisé Küstendorf et dont il s’autoproclame maire, est érigé en place forte de l’altermondialisme, du tourisme écologique et de l’enseignement du cinéma comme il l’explique alors lors de nombreuses interviews. Le village est ouvert au public depuis septembre 2004. Un séminaire de cinéma pour jeunes étudiants y a eu lieu au cours de l’été 2005. La commune de Küstendorf gagne en octobre 2005 le Prix européen d’architecture Philippe-Rotthier. Entre-temps le cinéaste, grand lecteur de Gabriel García Márquez dont l’univers a largement influencé Le Temps des Gitans et Underground, nourrit le projet d’adapter L’Automne du patriarche et rencontre l’écrivain colombien à La Havane afin de discuter de la mise à l’écran de son livre. Kusturica souhaite également porter à l’écran d’autres œuvres du prix Nobel de littérature 1982 parmi lesquelles Cent ans de solitude, son chef-d’œuvre. Néanmoins, aucune des adaptations souhaitées ne voit le jour.

Toujours dans les environs de Küstendorf, après avoir passé une année à travailler sur un documentaire consacré au joueur de football « Diego Maradona »

Débute en 2006 le tournage de « Promets-moi ».

Le premier film, qui met plus de temps à se faire que prévu, sort sur les écrans français à la fin du mois de mai 2008 alors que le second, réalisé après et sélectionné au Festival de Cannes 2007, est distribué en France en janvier 2008.
De la même façon qu’il a fait bâtir Küstendorf, le réalisateur fonde une nouvelle ville en hommage au livre d’Ivo Andric, Le Pont sur la Drina. Le réalisateur serbe Emir Kusturica avec le soutien du président de l’entité administrative bosnienne de la République serbe de Bosnie Milorad Dodik, compte adapter au cinéma Le Pont sur la Drina, et pour cela il souhaite reconstruire en dur à l’identique une partie de la ville décrite par Andric dans son livre. Andricgrad est construit près de l’actuelle ville de Visegrad et a été inauguré le 28 juin 2014, date commémorant le centenaire de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche à Sarajevo.


- Srdjan Dragojevic
Srdjan Dragojevic , né le 1er janvier 1963 à Belgrade) est un réalisateur et un scénariste serbe. Ses films des années 1990 lui ont valu le succès commercial et la faveur des critiques.
Après avoir obtenu des diplômes en psychologie et en réalisation à l’Université de Belgrade, Dragojevic a fait ses débuts en tant que réalisateur en 1992, avec le film « Srdjan Dragojevic » dont il a également écrit le scénario. Cette comédie irrévérencieuse avait comme décor la ville de Belgrade et racontait l’histoire d’une jeune femme enceinte d’un playboy local. Le film remporta un grand succès en ex-Yougoslavie, peu après l’éclatement du pays.
Il fut ensuite engagé par Aleksandar Barisic pour écrire avec lui des textes pour la chanteuse de turbo folk Dragana Mirkovic. En 1994, ce travail aboutit au scénario d’une comédie musicale romantique intitulée « Slatko od snova », réalisée par Vladimir Zivkovic et devenue un classique du style camp. La même année, il écrivit et réalisa une comédie musique pour la télévision, « Dva sata kvalitetnog programa » (« Deux heures de programme de qualité »). En 1995, il réalisa quelques épisodes de la série télé « Otvorena vrata » (« La Porte ouverte »).
En 1996, quatre ans après son premier film, Sr ?an Dragojevic revint au cinéma, avec un film traitant des guerres de Yougoslavie ; le film, intitulé « Joli village, jolie flamme » mettait en scène Vanja Bulic, Biljana Maksic et Nikola Pejakovic, dans une Bosnie ravagée par la guerre.
En 1998, Dragojevic réalisa Rane (en anglais : « The Wounds » ; en frcançais : « Les Blessures »), un portrait sombre et critique de la Serbie de Milosevic.

En 2003, Dragojevic rentra en Serbie après un séjour aux USA et se remit à réaliser des films serbes. Il tourna la suite de « Nous ne sommes pas des anges », « Mi nismo andjeli 2 » ; sorti en 2005, le film battit tous les records de succès, en dépit d’un accueil critique mitigé.

Dans la foulée, Dragojevic commença à travailler à un troisième volet de la saga Nous ne sommes pas des anges. Le film, intitulé « Mi nismo andjeli 3 » , fut coécrit par lui en collaboration avec Dimitrije Vojnov, mais il en laissa la réalisation à Predrag Pasic.

Fin 2008, il sortit son film « Saint George tue le dragon », qui avait pour cadre la Première Guerre mondiale.

Il revint sur le devant de la scène en 2011 avec « La Parade », film traitant de l’homophobie et des discriminations inter-ethniques en ex-Yougoslavie. Le film fut présenté à la Berlinale 2012, où il obtint plusieurs récompenses.

- Boro Draskovic

- Nikola Lezaic
Nikola Lezaic (né le 6 août 1981) est un réalisateur , scénariste et producteur de film serbe . Adepte de la culture alternative depuis son adolescence, il a dessiné des bandes dessinées avec le groupe de bandes dessinées local Smog. Lezaic a cofondé le mouvement littéraire appelé Metasynchrism . Il est diplômé de la faculté des arts dramatiques de Belgrade . Il est surtout connu pour son premier long métrage « Tilva Ros » produit par Film House Kiselo Dete.

Il est considéré comme le film serbe le plus acclamé au plan international de la dernière décennie et a valu à Nikola une nomination au prix EFA Discovery Award en 2011 .
Depuis 2009, il est propriétaire de la société de production Smog Entertainment créée en tant que société sœur de Film House Kiselo Dete. Comme l’indique le site Web de la société, Smog est le résultat de l’envie de Nikola de produire des films insolites pour les cinéphiles qui ne correspondent à aucun profil. Il a travaillé comme producteur sur deux projets, Neposlusni réalisé par Mina ?ukic et Pogledaj me, Kusturice d’Uros Tomic.


- Dusan Makavejev
Dušan Makavejev est un cinéaste yougoslave (serbe) né le 13 octobre 1932 à Belgrade et mort dans la même ville le 25 janvier 2019. Il est un des principaux réalisateurs de la Vague noire yougoslave. Dans sa jeunesse, Dušan Makavejev fait des études de psychologie, puis se tourne vers le cinéma et réalise des films amateurs. Ses trois premiers longs métrages sont des succès critiques. D’ailleurs « Innocence sans protection » remporte l’Ours d’argent au Festival de Berlin en 1968.

Son quatrième film « Wilhelm Reich : Les Mystères de l’organisme » est interdit en Yougoslavie et pousse Makavejev à l’exil (jusqu’en 1988).

En 1974, il réalise au Canada le film « Sweet Movie » qui provoque des polémiques dans de nombreux pays à cause de son contenu à caractère sexuel. Il se passe sept ans avant qu’il ne réalise un nouveau film avec « Les Fantasmes de Madame Jordan » (Montenegro or Pigs and Pearls) qui est une comédie noire, et qui remporte un succès. Il est par la suite professeur de cinéma à l’Université Harvard.


- Goran Markovic

LES PRINCIPAUX ACTEURS

Parmi les acteurs renommés de la première moitié du xxe siècle, on peut citer Ilija Stanojevic (1859-1930), qui, en 1911, réalisa également le premier film muet de Serbie, ou encore Žanka Stokic (1887-1947) et le tragédien Dobrica Milutinovi (1880-1956).

- Gojko Mitic
Gojko Mitic est un acteur, cascadeur et réalisateur serbe, né le 13 juin 1940 à Strojkovce dans le sud de la Serbie. En 1960, il entre à la faculté des sports de Belgrade pour devenir professeur. À cette époque, bon nombre de productions internationales viennent tourner en Yougoslavie, et bien souvent les figurants sont des étudiants sportifs de l’Université de Belgrade : Gojko Mitic participe alors en tant que doubleur et cascadeur à des productions britanniques et italiennes.
Grâce à la production Deutsche Film AG (DEFA), Gojko Miti ? obtient finalement un rôle principal dans « Die Söhne der großen Bärin » de Josef Mach (1965), dont le tournage a lieu en Yougoslavie. Il y joue le jeune chef indien Tokei-Ihto de la tribu des Dakotas chassée de leur réserve par des colons blancs corrompus, sadiques et égoïstes.

Grâce à ce succès, sa carrière démarre avec la Deutsche Film AG (DEFA) pour laquelle il interprète des personnages d’amérindiens dans douze films stéréotypés jusqu’en 1984, dans lesquelles il réalise ses cascades lui-même.
Afin échapper à son image de « DEFA-Chefindianers » (Chefs indiens de la DEFA), il se tourne vers d’autres genres comme la science-fiction, avec en 1970, « Signal, » une aventure dans l’espace de Gottfried Kolditz, d’après le roman de Carlos Rasch.
Entre 1981 et 1989, le comédien écrit et réalise cinq épisodes de la série télévisée pour enfants « Jan und Tini auf Reisen », diffusés sur Deutscher Fernsehfunk. Il joue dans d’autres films pour enfants, notamment Der lange Ritt Schule zur et Das Herz des Piraten où il incarne son propre mythe.
Après la réunification de l’Allemagne, la production DEFA étant fermée et les acteurs n’ayant plus d’emploi, Gojko Miti ? travaille beaucoup pour la télévision et peu pour le cinéma, décrochant des petits rôles . À l’automne 2001, en compagnie du réalisateur Ramon Kramer, il part pendant trois semaines aux États-Unis, au Dakota du Sud et au Montana, pour tourner un documentaire télévisé intitulé « Der Berufsindianer - Gojko Miti ? in der Prärie », visitant les réserves et les lieux de commémoration des indiens avec lesquels il passe quelques jours.

Parmi les acteurs et actrices de la « nouvelle vague serbe », on peut signaler Miodrag Petrovcic , Pavle Vujisic, Zoran Radmilovic, Danilo Bata Stojkovic, Dragan Nikolic, Milena Dravic, Velimir Bata Živojinovic, Ljubiša Samardzic, Mira Banjac, Bora Todorovic, Miki Manojlov, Lazar Ristovskic et Mirjana Karanovic.

FILMS SERBES CELEBRES
- « J’ai même renc

ontré des tziganes heureux » , 1967

- « La Bataille de la Neretva » , 1969

-  « A Serbian Film », 2010

- « Teret », 2018

FILM DOCUMENTAIRE
- « Mledan Kovacevic, Anplagd » (Unplugged), 2013, musique de bouche avec feuille d’arbre, 51 min.
- « The Other Side of Everything »