Cinéma et histoire militaire _ Rwanda _ "J’ai serré la main du diable"

  • Mis à jour : 13 septembre

« J’ai serré la main du diable (Shake Hands with the Devil en version originale) » est un film canadien réalisé par Roger Spottiswoode, sorti le 28 septembre 2007.

Synopsis
Tiré du livre du même nom écrit par le lieutenant-général Roméo Dallaire, ce film raconte comment l’auteur, commandant des forces de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR), a vécu les événements entourant le génocide au Rwanda en 1994.
Le général Roméo Dallaire (Roy Dupuis) est envoyé en octobre 1993 comme commandant de la Force de maintien de la paix des Nations unies des l’Organisation des nations unies au Rwanda (MINUAR) afin, entre autres, d’aider ce pays à maintenir la fragile paix entre les forces du Front patriotique rwandais (FPR) et les Forces armées rwandaises (FAR). Cette force internationale ne comporte que quelques centaines d’hommes, principalement canadiens, belges, ghanéens et bangladais. À la suite de la mort du président du Rwanda, Juvénal Habyarimana, dont l’avion s’écrase dans la nuit du 6 au 7 avril 1994, les branches extrémistes gouvernementales Hutu procèdent, à l’aide notamment du groupuscule Interahamwe (« Ceux qui attaquent ensemble »), à l’élimination systématique des Tutsi et des Hutu modérés du Rwanda.

À la tête de ses faibles effectifs légèrement armés, Dallaire a comme ordre de ne pas intervenir dans le conflit en cours et de n’utiliser la force qu’en cas de légitime défense. En 100 jours, près de 800 000 personnes sont tuées. Il parvient, cependant, à sauver une douzaine de milliers de personnes réfugiées dans un stade, où il a installé son PC. Il est aidé dans sa tâche par ses adjoints un colonel belge et un général ghanéen. Le colonel belge sera contraint par son gouvernement de se retirer.

Le film débute dans le bureau d’une femme, probablement une médecin ou psychologue, où Roméo Dallaire est assis, silencieux. Il se remémore les événements qu’il a vécus au Rwanda. Ceux-ci sont présentés en ordre chronologique, entrecoupés de séquences dans le bureau de l’intervenante où Dallaire les analyse mentalement, très amer. Le recul amène des doutes et des regrets concernant les gestes qu’il a ou n’a pas posés.
Les scènes dans le bureau se distinguent au niveau visuel de celles du Rwanda par une certaine "froideur" (diminution du rouge et augmentation du bleu des images).
Le film se termine sur un changement d’attitude de Roméo Dallaire, passant de la réminiscence à l’action en frappant au bureau de la femme et en demandant de l’aide pour vivre

Distribution
Roy Dupuis
Jean-Hugues Anglade = Kouchner
James Gallanders

Prix et nominations
Le film a reçu 12 nominations au Prix Génie 2007. Il a remporté la catégorie "Meilleure chanson originale" avec "Kaya" de Valanga Khoza et David Hirschfelder.