CYCLE Grands acteurs et grandes actrices français : Emmanuelle Riva

  • Mis à jour : 2 septembre

Paulette Riva, dite Emmanuelle Germaine Riva, est une actrice de cinéma et de théâtre et poétesse française née le 24 février 1927 à Cheniménil (Vosges, France) et morte à Paris le 27 janvier 20172.
Elle est révélée en 1959 par Alain Resnais qui lui donne le rôle principal de son premier long-métrage, Hiroshima mon amour.
En 2013, à la suite de son interprétation dans Amour, elle obtient le César de la meilleure actrice, puis une nomination aux Oscars.

BIOGRAPHIE

DEBUTS

Née dans une modeste famille ouvrière d’origine italienne (son grand-père Alfred Riva était né à Monvalle en Italie) est née à Cheniménil dans la vallée de la Vologne dans le département des Vosges. La jeune fille ne peut se satisfaire du métier de couturière auquel elle semble destinée.

Premiers pas
Grande lectrice d’œuvres théâtrales, elle se joint à une petite troupe amateur de Remiremont. Convaincue de ses aptitudes et malgré l’opposition de sa famille, elle passe le concours de l’école de la rue Blanche. Reçue, elle monte à Paris en 1953, et obtient une bourse d’études. Elle est alors l’élève de Jean Meyer.
Trop âgée pour prétendre à la formation prestigieuse du Conservatoire d’art dramatique, elle obtient son premier rôle dans « Le Héros et le Soldat » , de George Bernard Shaw, dans une mise en scène de René Dupuy.

CARRIERE

C’est en la découvrant sur l’affiche de « L’Épouvantail » – une pièce de Dominique Rolin, mise en scène par André Barsacq – qu’Alain Resnais l’imagine pour son premier long métrage, « Hiroshima mon amour », qui la fait mondialement connaître.

En septembre 1958, avant le tournage, treize ans après l’explosion de la bombe du 6 août 1945, Emmanuelle Riva parcourt les rues de la ville martyre avec son appareil photo Ricohflex et en saisit la vie retrouvée. Ces photos illustreront l’ouvrage collectif « Tu n’as rien vu à Hiroshima ».
Resnais cherchait l’humanité dans une mise en scène qui précisément atomise la présence humaine, la diffracte, la distancie, la rend étrangère à elle-même. Emmanuelle Riva incarne, à jamais, le visage de cette humanité-là, une humanité que l’amour semble promettre à la mort. Emmanuelle Riva interprète une actrice qui vit une brève et déchirante relation avec un Japonais dans le Hiroshima récemment atomisé et qui est poursuivie par le souvenir humiliant de Nevers, où elle a été tondue pour avoir aimé un soldat allemand.

Elle tient un rôle marquant dans « Kapò » (1960) de Gillo Pontecorvo. Dans ce remarquable film , elle incarne le rôle de la seule survivante de sa famille juive qui avec l’aide d’amis, change d’identité et se retrouve parmi les détenus de droit commun. D’abord indifférente à la souffrance qu’endurent les autres, elle se soumet à la loi du camp et devient kapo (gardienne auxiliaire). L’arrivée de Sacha, (Laurent Terzieff) un prisonnier russe, va peu à peu changer sa vision des choses l’emmenant jusqu’au sacrifice...

En 1961, dans « Léon Morin, prêtre » de Jean-Pierre Melville, elle incarne la jeune veuve de guerre d’un juif communiste, mère d’une fillette, qui durant l’occupation dans une petite vile de province défie un prêtre sur le terrain de la religion. Certaine de sa rhétorique, elle est pourtant déconcertée par les réponses qu’il lui donne. Peu à peu, elle perd pied. Chaque nouvelle rencontre avec ce prêtre la rapprochera de la conversion. Sa résistance cédera devant le travail de la grâce. Une amie lui ouvrira involontairement les yeux sur l’une des raisons de sa conversion : l’Abbé Léon Morin ( Jean Paul Belmondo) est beau.

En 1962, Emmanuelle Riva est couronnée à la Mostra de Venise pour son interprétation dans « Thérèse Desqueyroux » de Georges Franju, adapté du roman éponyme de François Mauriac. Elle incarne le très célèbre rôle d’une femme qui vit dans la grande bourgeoisie landaise, celle qui doit sa fortune aux forêts de pins. Thérèse Desqueyroux, accusée d’avoir tenté d’empoisonner son époux Bernard, obtient un non-lieu grâce à la déposition de celui-ci qui préfère un faux témoignage à la souillure de son nom. Tandis qu’elle revient vers Argelouse, leur domaine, Thérèse essaie de préparer la confession qu’elle estime devoir à Bernard qui la laisse libre de vivre à Paris. Elle repense à son adolescence, en passant par son mariage, jusqu’à la tentative d’assassinat, seule solution envisageable pour échapper au couvercle social qui l’étouffe.

Franju la dirige à nouveau en 1965 dans « Thomas l’imposteur » sur un scénario posthume de Jean Cocteau.Lors de la Première Guerre mondiale, en septembre 1914, dans Paris déserté par ses habitants à cause du risque d’invasion par les troupes allemandes, la princesse de Bormes se fait ambulancière et héberge les soldats blessés dans son hôtel particulier reconverti en hôpital. Thomas, un sous-lieutenant se présentant comme un neveu de l’aristocrate et renommé général de Fontenoy, se propose de l’aider dans sa mission. La sollicitude que le jeune homme porte à la princesse éveille jalousie et curiosité dans l’entourage de celle-ci. C’est ainsi qu’on découvre qu’il n’est qu’un roturier, mais personne ne dévoile la supercherie, car son dévouement est sans limites : Thomas partira combattre au front où la mort l’attend…

Elle disparaît ensuite progressivement des écrans, refusant de nombreux projets, mais exerçant son métier d’actrice au théâtre, en toute discrétion, auprès de metteurs en scène de renom : Jacques Lassalle, Roger Planchon ou encore Claude Régy.

En février 1978, elle fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l’Europe des libertés.

Dans les années 1980, elle apparaît dans les réalisations d’auteurs réputés difficiles à l’instar de « Liberté, la nuit » de Philippe Garrel . Elle y joue le rôle d’une jeune pied-noir qui lors des « événements d’Algérie », a une relation avec un instituteur qui aide le FLN

et « Les Yeux, la Bouche » de Marco Bellocchio. Ce film parle d’un comedien marginal qui retrouve sa famille a l’occasion du décès de son frere jumeau.

Elle tient également un second rôle remarqué dans « Trois Couleurs : Bleu » de Krzysztof Kiélowskien 1993 où elle interprète la mère de Juliette Binoche.

Outre le cinéma et le théâtre, Emmanuelle Riva a aussi publié trois recueils de poèmes : « Juste derrière le sifflet des trains » (1969, réédité en 1976), « Le Feu des miroirs » (1975) et « L’Otage du désir » (1982).

À 85 ans, elle a l’occasion de revenir au premier plan du cinéma mondial. Elle est en effet, au côté de Jean-Louis Trintignant en 2012, l’interprète principale d’« Amour » de Michael Haneke, drame intimiste et universel sur la maladie, la vieillesse et la mort, récompensé par la Palme d’or au 65e Festival de Cannes, le César du meilleur film et l’Oscar du meilleur film étranger. Son interprétation, comme celle de Trintignant, fait l’unanimité au sein de la critique, du public et de la profession. Pour ce film dans lequel elle incarne une professeur de piano octogénaire victime de deux accidents vasculaires cérébraux, elle remporte, entre autres, le prix de la meilleure actrice européenne en 2012, puis le BAFTA et le César de la meilleure actrice en 2013. Elle reçoit également une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. À près de 86 ans, elle devient la comédienne la plus âgée jamais nommée pour cette récompense et se retrouve en compétition avec la plus jeune actrice de toute l’histoire des Oscars à être citée pour ce prix (Quvenzhané Wallis, 9 ans, nommée pour Les Bêtes du sud sauvage, film également récompensé à Cannes en 2012 par la Caméra d’or).

DECES
Elle meurt le 27 janvier 2017 à l’âge de 89 ans à la suite d’un cancer. Elle est enterrée au cimetière de Charonne (4e division).

FILMOGRAPHIE

CINEMA

1958 : « Les Grandes Familles » de Denys de La Patellière : une secrétaire

1959 : « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais : Elle
1960 : « Le Huitième Jour » de Marcel Hanoun : Françoise

1960 : « Recours en grâce » de László Benedek : Germaine

1960 : « Adua et ses compagnes » d’Antonio Pietrangeli : Marilina

1961 : « Kapò » de Gillo Pontecorvo : Terese
1961 : « Léon Morin, prêtre » de Jean-Pierre Melville : Barny
1962 : « Climats » de Stellio Lorenzi : Isabelle
1962 : « Thérèse Desqueyroux » de Georges Franju : Thérèse Desqueyroux
1963 : « Les Heures de l’amour » (Le Ore dell’amore) de Luciano Salce : Maretta
1964 : « Le Gros Coup » de Jean Valère : Clémence Grandval
1964 : « Le Coup de grâce » de Jean Cayrol et Claude Durand : Sophie

1965 : « Thomas l’imposteur » de Georges Franju : la princesse de Bormes
1966 : « L’Or et le Plomb » d’Alain Cuniot : la femme du monde
1967 : « Les Risques du métier » d’André Cayatte : Suzanne Doucet

1967 : « Fruits amers » de Jacqueline Audry : Soledad

1970 : « La Modification, » de Michel Worms : Henriette
1971 : « L’Homme de désir », de Dominique Delouche : Valentine

1972 : « Les Portes de feu », de Claude Bernard-Aubert : la baronne

1973 : « J’irai comme un cheval fou » de Fernando Arrabal : la mère

1974 : « Ariane » de Pierre-Jean de San Bartolomé : Pasiphae
1975 : « Au long de rivière » Fango de Sotha : Mathilde
1976 : « Le Diable au cœur » de Bernard Queysanne : madame Bouvier, la mère
1980 : « Le Règlement intérieur » de Michel Vuillermet
1981 : « Les Jeux de la comtesse » Dolingen de Gratz de Catherine Binet : une invitée
1982 : « Y a-t-il un Français dans la salle ? » de Jean-Pierre Mocky : Adélaïde Tumelat
1982 : « Les Yeux, la Bouche » de Marco Bellocchio : la mère
1983 : « Liberté, la nuit » de Philippe Garrel : Mouche
1983 : « Un homme à ma taille » d’Annette Carducci : Lisa Leibovitch
1987 : « Funny Boy » de Christian Le Hémonet : la mère de Micky
1988 : « Les Tribulations de Balthasar Kober » de Wojciech Has : la mère
1989 : « La Passion de Bernadette » de Jean Delannoy : mère Marie-Thérèse Vauzou
1991 : « Pour Sacha » d’Alexandre Arcady : Mme Malka
1992 : « Loin du Brésil » de Tilly : Juliette
1993 : « Trois Couleurs : Bleu » de Krzysztof Kie ?lowski : la mère
1993 : « L’Ombre du doute d’Aline Issermann » : la grand-mère
1997 : « XXL » d’Ariel Zeitoun : Sonia Stern
1999 : « Vénus beauté (institut) » de Tonie Marshall : la tante Lyda
2001 : « C’est la vie » de Jean-Pierre Améris : Dominique
2003 : « Vert paradis » d’Emmanuel Bourdieu : la mère de Lucas
2004 : « Éros thérapie » de Danièle Dubroux : Emma
2006 : « Mon fils à moi » de Martial Fougeron : la grand-mère
2006 : « Le vent, le ven »t de Frank Smith : voix off
2008 : « Le Grand Alibi » de Pascal Bonitzer : Geneviève Herbin

2008 : « Un homme et son chien » de Francis Huster : la femme croyante à l’église

2009 : « Je ne dis pas non » d’Iliana Lolic : madame Revison

2011 : « Le Skylab » de Julie Delpy : Mémé

2012 : « Amour » de Michael Haneke : Anne
2013 : « Tu honoreras ta mère et ta mère » de Brigitte Roüan : Granny

2013 : « Michael Haneke : Profession réalisateur » (Michael Haneke – Porträt eines Film-Handwerkers) d’Yves Montmayeur (film documentaire)
2016 : « Marie et les Naufragés » de Sébastien Betbeder : Suzanne

2017 : « Paris pieds nus » de Dominique Abel et Fiona Gordon : Martha

TELEVISION
1966 : « La Fin de la nuit » (téléfilm) d’Albert Riéra : Thérèse Desqueyroux
1968 : « La Forêt noire » (téléfilm) : Maria Richter
1972 : « Le Cygne » (téléfilm) d’Aldo Altit : Dame Gritie
1976 : « Au théâtre ce soir : Un mois à la campagne » d’Ivan Tourgueniev, mise en scène Jean Meyer, réalisation Pierre Sabbagh, théâtre Édouard-VII
1978 : « Les Jeunes Filles » (téléfilm) de Lazare Iglesis et Andrée Hacquebaut
1994 : « Éclats de famille » de Didier Grousset : Marguerite
1995 : « L’Homme aux semelles de vent » (téléfilm) de Marc Rivière : la mère d’Arthur Rimbaud
2005 : « Vénus et Apollon » (série télévisée) de Tonie Marshall : madame Galinet

THEATRE
1954 : « Le Héros et le Soldat » de George Bernard Shaw, mise en scène René Dupuy, Théâtre Gramont
1955 : « Espoir » de Henri Bernstein, mise en scène de l’auteur, Théâtre des Ambassadeurs
1956 : « Le Séducteur » de Diego Fabbri, mise en scène François Périer, Théâtre de la Michodière
1956 : « La Profession de madame Warren » de George Bernard Shaw, mise en scène Jean Wall, Théâtre de l’Athénée
1958 : « L’Épouvantail » de Dominique Rolin, mise en scène André Barsacq, Théâtre de l’Œuvre
1963 : « Les Enfants du soleil » de Maxime Gorki, mise en scène Georges Wilson, TNP Théâtre de Chaillot
1964 : « Zoo de Vercors », mise en scène Jean Deschamps, TNP Théâtre de Chaillot
1965 : « Badadesques » de Jean Vauthier, mise en scène Marcel Maréchal, Théâtre du Cothurne, Théâtre de Lutèce
1965 :« L’Opéra du monde » de Jacques Audiberti, mise en scène Marcel Maréchal, Théâtre du Cothurne, Théâtre de Lutèce
1966 : « Le Retour » d’Harold Pinter, mise en scène Claude Régy, Théâtre de Paris
1967 : « La Journée d’une rêveuse » de Copi, mise en scène Jorge Lavelli, Théâtre de Lutèce
1971 : « Vétir ceux qui sont nus » de Luigi Pirandello, mise en scène René Dupuy, Théâtre de l’Athénée-Louis-Jouvet
1972 : « Macbeth » de William Shakespeare, mise en scène Roger Blin
1972 : « Le Jour le plus court » de Jean Meyer, mise en scène de l’auteur, Théâtre des Célestins
1973 : « Sainte Jeanne » de George Bernard Shaw, mise en scène Pierre Franck, Théâtre des Célestins
1975 : « C’est beau » de Nathalie Sarraute, mise en scène Claude Régy, Théâtre d’Orsay
1976 : Un mois à la campagne de Ivan Tourgueniev, mise en scène Jean Meyer, Théâtre des Célestins
1978 : « Remagen » d’après Anna Seghers, mise en scène Jacques Lassalle, Festival d’Avignon, Théâtre Gérard-Philipe
1976 : « Cantique des cantiques », Festival d’Avignon
1978 : « Remagen » de Jacques Lassalle d’après Anna Seghers, mise en scène Jacques Lassalle, Festival d’Avignon, Théâtre Gérard-Philipe
1979 : « Les Fausses Confidences » de Marivaux, mise en scène Jacques Lassalle, Théâtre Gérard-Philipe
1979 : « Avec ou sans arbres ? » de Jeannine Worms, mise en scène Yves Bureau, Théâtre de l’Athénée
1980 : « Charcuterie fine » de Tilly, mise en scène Michel Hermon, Théâtre de la Tempête
1982 : « L’Exil » d’Henry de Montherlant, mise en scène Bernard Ristroph, Théâtre Hébertot
1983 : « Émilie ne sera plus jamais cueillie par l’anémone » d’après Emily Dickinson, mise en scène Gabriel Garran, Festival d’Avignon, Théâtre de la Commune
1983 : « La Vie que je t’ai donnée » de Luigi Pirandello, mise en scène Massimo Castri, Théâtre national de Strasbourg
1986 : « Regarde, regarde de tous tes yeux » de Danièle Sallenave, mise en scène Brigitte Jaques-Wajeman, Petit Odéon
1987 : « Ma chère Rose » de Josette Boulva et Marie Gatard, mise en scène Josette Boulva et Frédérique Ruchaud, Théâtre Montparnasse
1987 : « George Dandin » de Molière, mise en scène Roger Planchon, TNP Villeurbanne
1988 : « George Dandin » de Molière, mise en scène Roger Planchon, TNP, tournée
1989 : « La Bonne Mère » de Carlo Goldoni, mise en scène Jacques Lassalle, Théâtre national de Strasbourg
1994 : « La Source bleue » de Pierre Laville, France Culture
1997 : « Le Siège de Léningrad » de José Sanchis Sinisterra, mise en scène Dominique Poulange, Théâtre national de la Colline
2000 : « Médée d’Euripide », mise en scène Jacques Lassalle, Festival d’Avignon
2001 : « Médée d’Euripide », mise en scène Jacques Lassalle, Odéon-Théâtre de l’Europe
2014 : « Savannah Bay » de Marguerite Duras, mise en scène Didier Bezace, Théâtre de l’Atelier

DISTINCTION

RECOMPENCES
- Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine à la Mostra de Venise 1962 pour « Thérèse Desqueyroux »
- Prix des Journalistes mexicains du cinéma 1964 : Déesse d’argent (Silver Goddess) de la meilleure actrice étrangère pour « Thérèse Desqueyroux »
- Prix Marguerite-Duras 2012 pour l’ensemble de sa carrière
- Palme d’or au Festival de Cannes 2012 pour « Amour » de Michael Haneke
- Festival international du film de Flandre-Gand 2012 : Joseph Plateau Honorary Award
- Prix du cinéma européen 2012 : Meilleure actrice européenne pour Amour
- Los Angeles Film Critics Association Awards 2012 : Meilleure actrice pour Amour
- Boston Society of Film Critics Awards 2012 : Meilleure actrice pour Amour
- New York Film Critics Online Awards 2012 : Meilleure actrice pour Amour
- National Society of Film Critics Awards 2012 : Meilleure actrice pour Amour
- Prix Lumières 2013 : Meilleure actrice pour Amour
- London Film Critics Circle Awards 2013 : Actrice de l’année pour Amour
- BAFTA 2013 : BAFTA de la meilleure actrice pour Amour
- Césars 2013 : César de la meilleure actrice pour Amour

DECORATIONS
Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres le 16 juin 1994.

DISCOGRAPHIE
- « Florilège de la Poésie Amoureuse Française » : Moyen Âge – Renaissance, poèmes lus par Emmanuelle Riva et Pierre Vaneck,
- « Il faudra que je me souvienne...Ravensbrück », poèmes et textes de Micheline Maurel, dits par Silvia Monfort, Emmanuelle Riva, Catherine Sellers et Jany Sylvaire (30e anniversaire de la Libération des camps)
- « La Grande Nuit (Ravensbrück) », poèmes inédits dits par Silvia Monfort et Emmanuelle Riva, musique de Joseph Kosma, Barclay.
- « Tchaïkovski raconté aux enfants », texte de Michel Hofman, dit par Emmanuelle Riva,
- « Cher Diego, Quiela t’embrasse », texte d’Elena Poniatowska, lu par Emmanuelle Riva,

OEUVRE LITTERAIRE

Poésie

- « Juste derrière le sifflet des trains, » recueil de poésies, Paris, Librairie Saint-Germain-des-Prés, coll. « Poésie pour vivre » no 1, 1969 (réédition en 1976 (ISBN 2-243-00380-5))
- « Le Feu des miroirs », recueil de poésies, Paris, Librairie Saint-Germain-des-Prés, 1975 (ISBN 9782243000740)
- « L’Otage du désir », recueil de poésies, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1982 (ISBN 2723301842)
- « Danzerai senza muoverti, » recueil de poésies, bilingue Italien-Français, Rome, Mincione Edizioni, 2015 (ISBN 9788899423421)

Autres publications

- Dominique Noguez et Marie-Christine de Navacelle (dir.) (ill. photos d’Emmanuelle Riva), « Tu n’as rien vu à Hiroshima », Paris, Gallimard, coll. « Haute Enfance (Albums) », 2009, 128 p. (ISBN 978-2-07-012298-1
- « C’est délit-cieux ! : entrer dans la confidence », entretien avec Arnaud Schwartz, Montrouge, Bayard, 2014 (ISBN 978-2-227-48715-4)