Cinéma de Namibie

  • Mis à jour : 18 janvier

CINEMA NAMIBIE

Films namibiens

« The White Line »
Film réalisé par Désirée Kahikopo en 2019, avec : Girley Jazama, Jan-Barend Scheepers, Sunet Van Wyk. Dans un Sud-Ouest sud-africain soumis, dans les années 1960, par l’Afrique du Sud à un renforcement des mesures d’apartheid, les amours interdites et condamnées de Sylvia, une jeune femme de ménage noire, et de Pieter, un officier de police afrikaner.

Films ayant été tournés en Namibie

« African Safari 3D »
« African Safari 3D » est un film belge de Ben Stassen sorti en 2013. Kevin Richardson et Mara Douglais, experts de la faune et la flore, embarquent pour un périple de plus de 6 000 kilomètres depuis la côte Atlantique de la Namibie jusqu’au sommet du Kilimandjaro (Tanzanie), en passant par le Botswana, le Zimbabwe et la Zambie. Grâce à la technologie 3D et une montgolfière dirigeable, la « Cinébule », pilotée par Dany Cleyet-Marrel, aéronaute français, les paysages les plus retirés d’Afrique peuplés de nombreuses espèces animales menacées d’extinction sont découverts : les éléphants, les rhinocéros, les lions, les guépards…

« Kalahari »
« Kalahari » (ou Un endroit fabuleux au Québec, A Far Off Place) est un film américain de Mikael Salomon sorti en 1993. Nonnie Parker, une jeune fille, vit avec ses parents dans une ferme en Afrique du Sud. Elle fait la connaissance de Harry Winslow, un jeune garçon venu de New York avec ses parents. Le drame va surgir dans la ferme de la famille Parker, lorsque les parents de Nonnie et de Harry sont tués par des chasseurs d’ivoire, rendent ainsi les deux enfants orphelins. Aussitôt traqués par ces braconniers et loin des villes, Nonnie et Harry vont devoir traverser plus de 2 000 km de désert dans le Kalahari avec l’aide de Xhabbo, un Bochiman.

« Pied plat en Afrique »
« Pied plat en Afrique » / Inspecteur Bulldozer (titre original : Piedone l’africano) est un film germano-italien réalisé par Steno, sorti en 1978. L’inspecteur Rizzo part en Afrique du Sud pour y rencontrer un collègue local. Peu avant le rendez-vous, le policier est assassiné. Rizzo enquête alors sur cette affaire à l’aide d’une photo, une photo du fils de ce dernier...

« Samsara »
« Samsara » est un film américain documentaire réalisé par Ron Fricke dans plus de 25 pays différents et sorti en 2011. Samsara est un mot sanskrit qui signifie « ensemble de ce qui circule » et « courant des renaissances successives ». Dans l’hindouisme, samsara représente la ronde des naissances, des morts et des réincarnations. Cette « roue de la vie » est le point de départ du film, qui emmène le spectateur à la découverte de lieux sacrés, de zones sinistrées, de complexes industriels et de paysages spectaculaires. En se passant d’explications et de descriptions en voix-off, Samsara s’affranchit des codes traditionnels du documentaire. Le spectateur construit sa propre interprétation à partir des images et de la bande-son, qui opère une fusion entre musique ancestrale et musique contemporaine.

« Namibie, le génocide du IIe Reich » d’Anne Poiret _ Documentaire

Le sujet est chaud. Brûlant même car il n’est pas sans conséquence aujourd’hui sur les relations de l’Allemagne avec la Namibie qui fut sa colonie jusqu’en 1915. Suite aux accords de la conférence de Berlin en février 1885, les puissances européennes se partagèrent la colonisation de l’Afrique. La Namibie tomba alors dans l’escarcelle de l’Allemagne qui la colonisa sous la forme d’un protectorat.
A partir des années 1900, en dépit d’un traité de paix et d’assistance qui ne fut jamais réellement appliqué par l’Allemagne, la pression du gouverneur allemand Heinrich Göring (père d’Hermann Göring, ministre d’Adolf Hitler) et des colons s’accentua. Elle provoqua en 1904 une révolte plus marquée des Hereros, ethnie d’éleveurs riche de 80 000 personnes et des Namaqua, une ethnie de moindre importance. Ces populations n’avaient jamais accepté l’occupant se révoltant sporadiquement contre le protectorat germanique. Il est vrai que les méthodes coloniales utilisées n’étaient pas spécialement tendres, à quoi il fallait ajouter le travail forcé pour la construction des lignes de chemin de fer et la fin de l’esclavage privant du coup les Hereros des Damaras, ethnie leur servant traditionnellement de réservoir d’esclaves.

Leur chef, Samuel Maharero, mena en janvier 1904 une guerre de harcèlement : sabotage des voies de chemin de fer, mise à sac de fermes tenues par des colons et massacre de ces derniers avec leur famille… tout ceci ne pouvait rester impuni. Le général Lothar Von Trotha débarqua avec une troupe de 15 000 hommes et mena une répression impitoyable.
En août 1904, à la bataille de Waterberg, il encercla les troupes Hereros en ne leur laissant comme seule issue la fuite dans le désert du Kalahari où les points d’eau avaient été préalablement empoisonnés. Pour compléter le tableau il installa des postes de garde en leur donnant l’ordre formel d’abattre tout Herero quel que soit son âge ou son sexe : « Chaque Herero trouvé à l’intérieur des frontières allemandes, armé ou non, en possession de bétail ou pas, sera abattu ».

Ce fut un massacre systématique que certains estiment entre 25 000 et 40 000 morts (d’autres parlent de 60 000 victimes) S’inspirant des méthodes britanniques en Afrique du Sud, les survivants furent parqués dans des camps de concentration et moururent de travail forcé, de maladie et de faim. Ils subirent aussi des expérimentations médicales et anthropométriques destinées à alimenter les recherches scientifiques sur les races, toutes choses qui furent les caractéristiques des camps de la mort de la seconde guerre mondiale. Un certain nombre de crânes furent d’ailleurs envoyés à Berlin à titre documentaire. Leur restitution pose problème encore aujourd’hui.


Ce qui est certain est que la population des Hereros en 1911 est officiellement de 15 130, ce qui représente donc une diminution de l’ordre de 65 000 personnes en sept ans. Les méthodes utilisées, rationnelles, statistiques, planifiées et faisant l’objet de compte rendus précis seront les caractéristiques des massacres à venir. En 1905, la population allemande indignée, ayant appris les exactions de son armée en Namibie, fit pression et obligea le chancelier Von Bulow et le Kaiser Guillaume II à démettre Von Trotha. Si ce type d’exactions se reproduisit dans d’autres régions d’Afrique comme au Tanganika, le massacre des Hereros et des Namaqua par son côté systématique et planifié est emblématique des massacres à venir et reste dans l’histoire comme le premier génocide des temps modernes.

FESTIVALS

Wild Cinema Film Festival à Windhoek

Des films documentaires et de fiction du monde entier sont en compétition. Les Namibia Film Awards, une récompense importante, sont décernés par un jury composé de personnalités issues des médias et de l’industrie du cinéma.

Acteurs et actrices namibiens

- N !xau (ou G !kau)
Nom de naissance : Gcao Coma) (c.16 décembre 1944 - 1er juillet 2003 (à 58 ans)) est un fermier bochiman (bushman) du Kalahari et acteur namibien. Il est célèbre pour son rôle dans le film « Les dieux sont tombés sur la tête » et ses suites, dans lesquels il joue Xi, le Bochiman du Kalahari.

Pour son rôle dans Les dieux sont tombés sur la tête, N !xau ne reçoit initialement qu’un cachet de 300 $, qu’il dépense pour acheter douze têtes de bétail. La polémique sur la faiblesse de son cachet pousse le réalisateur à lui verser ultérieurement 20 000 $ sur un compte à son nom.
Pour son deuxième film « Les dieux sont tombés sur la tête 2 », il reçoit un demi-million de rands sud-africains (environ 80 000 $). Dans un documentaire de 1993, il indique regretter d’être apparu dans Les dieux sont tombés sur la tête.
N !xau est ensuite à l’affiche de trois suites : Crazy Safari (titre anglais), Crazy Hong Kong (titre anglais), et The Gods Must Be Funny in China (titre anglais).
À la fin de sa carrière cinématographique, il redevient fermier. Il meurt le 5 juillet 2003, d’une cause non déterminée, même s’il est connu qu’il souffrait de tuberculose depuis plusieurs années. Il est enterré le 12 juillet 2003 lors d’une cérémonie semi-traditionnelle à Tsumkwe (région Otjozondjupa), à côté de la tombe de sa deuxième femme.

- Girley Charlene JAZAMA

Girley Charlene JAZAMA est une actrice et productrice. Elle est connue pour le long métrage « The White Line » (La Ligne blanche) réalisé par Desiree KAHIKOPO où elle joue le rôle principal de Sylvia Kamutjemo et qu’elle a coproduit

- Desiree Kahikopo

Desiree Kahikopo est une actrice, auteure, réalisatrice et productrice namibienne qui a participé depuis plus de 10 ans à de nombreuses activités théâtrales et cinématographiques. Elle a produit, réalisé et écrit sa toute première pièce intitulée « Une vie de blues », qui a remporté le prix de la meilleure scénographie aux Namibian Theatre and Film Awards en 2014.
Elle a beaucoup fréquenté les plateaux de tournage, notamment en tant que productrice exécutive. The White Line (La ligne blanche) est son premier long métrage. Il a été présenté en avant-première au 40e Festival international du film de Durban en 2019 et devait sortir en Namibie en 2020.