Le cinéma du Swaziland

  • Mis à jour : 1er avril

LE CINEMA DU SWAZILAND (ESWATINI)

LES FILMS

- « LIYANA »
Co-réalisé par Aaron et Amanda Kopp en 2017, ce film hybride s’appuie sur une histoire imaginée par cinq orphelins swazis en complicité avec la célèbre conteuse sud-africaine Gcina Mhlophe.
Multi-primé déjà, notamment lors du British Film Institute’s London Film Festival, ou à la MOMA’s Doc Fortnight, " Liyana " mêle documentaire en prises de vues réelles et partie animée.
Ce récit, qui met en scène une intrépide héroïne partant à la rescousse de ses frères jumeaux, permet de cautériser leurs plaies, comme de nous faire ressentir profondément les traumatismes de ces jeunes narrateurs, et leur indéfectible optimisme malgré toutes les cicatrices de la vie qu’ils ont déjà connues.

Par un travail de longue haleine, l’artiste a donné vie à l’imaginaire fertile des enfants, en images lumineuses, luxuriantes et colorées, chatoyantes, magnifiques et irradiantes, qu’on voudrait bien, toutes, accrocher dans sa chambre ou son salon.

L’association entre prises de vues réelles tournées dans l’orphelinat swazi de Likahaya Lemphilo Lensha et les visions resplendissantes de Shofela Coker accroît considérablement la force du propos, permettant d’asseoir avec plus de vigueur encore l’idée d’un imaginaire où tout est possible.

L’attrait de cet envoûtant ovni swazi se voit en outre encore rehaussé par la musique romanesque et inspirée du sud-africain Philip Miller. Cette épopée originale et féministe y gagne encore davantage en puissance, tutoyant le mythe.

- « UMSHANA (THE NIECE) »
Drame réalisé en 2015 par Bi Phakathi
Il s’agit du premier long métrage parlant entièrement siswati et entièrement tourné dans le royaume d’Eswatini.

Gugu est expulsée par son mari Themba, qui a apparemment une liaison avec une ex-petite amie. Elle se réfugie chez un ami, confronte l’ex et finit par appeler son oncle pour une médiation avec Themba.

- « NGWANE, LE ROYAUME DE SWAZINLAND »
Documentaire français réalisé en 2008 par Natacha Giler
Le royaume du Swaziland, également appelé « Ngwane », est un petit pays situé au nord de l’Afrique du Sud. En quelques dizaines d’années, l’épidémie du SIDA s’est emparée de ce royaume, devenu l’État le plus contaminé au monde avec plus de 40% de malades du SIDA. Partant de l’un des événements culturels les plus connus du Swaziland, la « Danse des roseaux », ce documentaire tente de comprendre les raisons de l’explosion de la maladie dans le royaume de « Ngwane », tiraillé entre traditions et modernité.

- « SWAZILAND IN 1950 »
Documentaire Swaziland 1950s tourné par un semi amateur .
Il présente différents aspects de la vie dans ce pays dans les années 50 : UN homme dans sa piscine avec les Sheba’s Breast mountain en fond de tableau ; une parade de la police, un matché local dans une rue de Mbabane ; des prises de vue lors d’un safari avec un homme d’une tribu locale ; une prise de vue avec une famille de fermiers blancs contactés par avion, la visite de leur plantation d’ananas et le fermier qui tout en fumant la pipe montre son arme de poing

REALISATEUR _ REALISATRICES

-  XOLELEWA ’OLIE4 NHLABATSI

Né au Swaziland, le film de l’écrivain et réalisateur Xolelewa ’Ollie’ Nhlabatsi, « ’Lost in the World’ », sera présenté en première cette semaine au Festival Film Africa 2015 de Londres, où il sera décerné au Baobab Award du meilleur court métrage. Le court métrage est le premier film d’un réalisateur swazi à figurer sur la liste du London Film Africa Festival.

Le film a été écrit et produit par le jeune cinéaste swazi pour Mzansi Magic début février 2015. Il a attiré tant d’attention et acclamé par la critique qu’il a été présenté en première au Festival indépendant du court-métrage Mzansi de Pretoria en juillet et en première en Europe au Festival international du film LGBTQ de Thessalonique en Grèce en septembre.

Le court métrage raconte l’histoire d’un policier sud-africain cherchant à se venger après que sa petite amie de longue date ait été violemment violée et assassinée. Le flic, joué par l’actrice et styliste de Johannesburg Honey Makwakwa, perd son esprit et son âme en recherchant les auteurs.