CYCLE Grands acteurs et actrices français _ Jean Paul BELMONDO

  • Mis à jour : 21 octobre

Jean-Paul Belmondo est un acteur français, né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine et mort le 6 septembre 2021 à Paris 7e. Il a été également producteur de cinéma et directeur de théâtre.

JEAN PAUL BELMONDO

BIOGRAPHIE

Origines et formation
Jean Paul Charles Belmondo naît à Neuilly-sur-Seine. Il est le deuxième des trois enfants de Paul Belmondo (1898-1982), sculpteur de renom d’origine piémontaise et sicilienne, né à Alger, et de Madeleine Rainaud-Richard (1901-1997), une artiste-peintre qui a rencontré son futur mari sur le banc de l’École nationale supérieure des beaux-arts.
Paul Belmondo
( Madeleine Rainaud-Richard)
Jean-Paul Belmondo vit ses premières années à la Villa Saint-Jacques à Paris, puis en 1938, il emménage au 4, rue Victor-Considérant, car son père a son atelier dans d’anciennes écuries au 77, avenue Denfert-Rochereau. Jeune homme, il a longtemps occupé un deux-pièces dans le même immeuble. Durant l’enfance de Jean-Paul Belmondo, la famille connaît quelques privations, Paul Belmondo ayant du mal à vivre de son art pendant la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation allemande.
4, rue Victor-Considérant

Inscrit dans les meilleures écoles de la bourgeoisie parisienne (école paroissiale de la rue Henri-Barbusse, École alsacienne, d’où il est rapidement renvoyé6, École Pascal, lycées Louis-le-Grand, Henri-IV et Montaigne), Jean-Paul Belmondo, peu enclin aux études, est un élève indiscipliné.

Il découvre très jeune le plaisir du sport, le cyclisme, le football (au lycée, il est gardien de but), puis la boxe, qu’il va longtemps pratiquer en amateur, et brièvement en professionnel durant son adolescence avec quatre victoires, quatre défaites et un match nul. De cette passion pour la boxe il déclare : « À 15 ans, après avoir écouté à la radio la victoire de Marcel Cerdan sur Tony Zale, je n’avais qu’une idée : faire de la boxe. Mais, pour boxer, il faut avoir faim et avoir la haine. Ce n’était pas mon cas ».

En 1948, il admire « Les Femmes savantes » dans une nouvelle présentation qui marquait les débuts de Denise Gence dans la Maison de Molière. À seize ans, il est atteint d’une primo-infection de la tuberculose et ses parents l’envoient dans le Cantal à Allanche. Dans le calme et l’air vivifiant, le jeune homme décide de devenir comédien. De retour d’Auvergne, malgré un avis défavorable du sociétaire de la Comédie-Française André Brunot, il suit les cours de Raymond Girard et débute au théâtre en 1950 en interprétant « La Belle au Bois Dormant » dans les hôpitaux de la ville de Paris. Pendant six mois, Raymond Girard va l’aider à préparer le concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique, où il est recalé, mais admis en tant qu’auditeur libre en 1951.
Conservatoire national supérieur d’art dramatique

En janvier 1952, il repasse l’examen d’entrée mais échoue de nouveau. C’est seulement en octobre 1952 qu’il est enfin admis. Pierre Dux dont il est l’élève déclare un jour, « qu’avec la tête qu’il a, il ne pourrait jamais prendre une femme dans ses bras, car cela ne serait pas crédible ». Ce professeur du Conservatoire lui prédit un abonnement aux seconds rôles. Jean-Paul Belmondo y reste quatre ans et y rencontre notamment la « bande du Conservatoire » : il se lie d’amitié avec Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Bruno Cremer, Pierre Vernier et Michel Beaune.

Il participe également à des spectacles théâtraux sous la direction de Michel Galabru. Avec Guy Bedos, il se livre sur la place du village ou aux terrasses de café à des numéros de cabaret en jouant des sketchs de Pierre Dac et Francis Blanche. En 1953, il fait la connaissance d’Élodie Constant, danseuse sous le nom de « Renée Constant », qui devient sa compagne. Le couple mène une vie « de bohème », ce qui n’empêche pas les deux jeunes gens d’avoir une fille, Patricia, née le 3 septembre de la même année (morte le 31 octobre 1993, à 40 ans, dans un incendie).

Les professeurs de Jean-Paul Belmondo continuent de ne pas tenir son talent en haute estime. En 1956, lors du concours de sortie du Conservatoire, il interprète une scène de la pièce « Amour et Piano » de Georges Feydeau : le public l’acclame, mais le jury présidé par Marcel Achard lui fait payer sa désinvolture et lui décerne un simple accessit, lui interdisant ainsi l’entrée à la Comédie-Française. Les camarades de Belmondo le portent en triomphe pour le soutenir, tandis qu’il adresse un bras d’honneur aux jurés. L’acteur et enseignant au Conservatoire Henri Rollan lui dit alors : « Le professeur ne t’approuve pas, mais l’homme te dit bravo ».

Les débuts (1953-1959)
En 1953, Jean-Paul Belmondo fait ses vrais débuts sur les planches dans deux pièces au Théâtre de l’Atelier,« Médée » de Jean Anouilh et « Zamore » de Georges Neveux dans des mises en scène d’André Barsacq. Le jeune acteur se réjouit de jouer dans une pièce d’Anouilh, pour laquelle il est par ailleurs crédité sous le nom de Jean-Paul Belmondo : mais la tragédie s’avère un échec public, ce qui conduira Belmondo à déclarer « Médée est le premier bide de Jean Anouilh, et je joue dedans ! »
« Zamore » de Georges Neveux

En 1956, Belmondo joue dans le film « Les Copains du dimanche », une commande de la CGT qui met en scène un groupe de jeunes aviateurs. Il y croise plusieurs jeunes vedettes en devenir dont le jeune Michel Piccoli. Mais le film n’aura pas de sortie nationale sous la pression du syndicat des producteurs et ne sera montré que de façon confidentielle au printemps 1957 à Paris, puis les années suivantes gratuitement dans différents comités d’entreprise. Déçu du sort réservé au film, d’autant plus qu’il était convenu qu’il ne serait payé qu’au pourcentage des recettes en salles, il retourne sur les planches, où il interprète des pièces de Feydeau et de George Bernard Shaw.

Les Copains du dimanche

Sa carrière cinématographique débute vraiment avec un petit rôle, dans « Sois belle et tais-toi », réalisé en 1958 par Marc Allégret : Belmondo y croise Alain Delon, également débutant.

La même année, il est envisagé pour tenir l’un des rôles principaux du film « Les Tricheurs » après que Marcel Carné l’ait remarqué dans « Les Copains du dimanche ». Carné hésite cependant entre lui et Laurent Terzieff pour le rôle du protagoniste. Après une longue indécision, Carné finit par choisir Terzieff, qu’il juge plus crédible pour un rôle d’intellectuel : il embauche cependant Belmondo pour tenir le rôle de l’un des acolytes du personnage de Terzieff, ce qui permet au jeune comédien d’apparaître régulièrement tout au long du film, et d’améliorer sa situation financière en touchant un bon cachet.

Belmondo retrouve ensuite Marc Allégret pour les besoins du film « Un drôle de dimanche », avec Bourvil et Danielle Darrieux. Jean-Luc Godard, alors critique aux Cahiers du cinéma, juge le film exécrable, mais loue le talent de Belmondo en qui il voit « le Michel Simon et le Jules Berry de demain ».

Godard l’embauche ensuite pour jouer dans son court métrage « Charlotte et son jules » : Belmondo inaugure ainsi une période de collaboration au mouvement dit de la Nouvelle Vague. Toujours en 1958, Belmondo est rappelé sous les drapeaux pour servir lors de la guerre d’Algérie, ce qui l’oblige à abandonner les représentations d’« Oscar » et l’empêche de post-synchroniser « Charlotte et son jules », qui sort avec la voix de Godard.
JPB était dans la cavalerie. Il n’est resté que 2 ou 3 mois, il a été réformé P4 pour pouvoir continuer ça carrière. Une fois démobilisé, il revient en France métropolitaine et se remet en quête de rôles, tout en décidant de se marier.

Belmondo tient l’année suivante son premier rôle important dans « À double tour », de Claude Chabrol. Le film connaîtra une carrière commerciale moyenne.

Belmondo enchaîne avec un autre film de la Nouvelle Vague, « À bout de souffle », de Jean-Luc Godard, qu’il considère comme moins important que celui de ChabrolGD. Enthousiasmé par les conditions de travail avec Godard - les dialogues sont quelquefois improvisés-, il tourne ensuite « Classe tous risques », film policier réalisé par Claude Sautet, dont il partage la vedette avec Lino Ventura.

Avant même la sortie des films de Godard et Sautet, Belmondo achève la décennie en interprétant le rôle de d’Artagnan dans « Les Trois Mousquetaires », dramatique télévisée réalisée par Claude Barma, tournée et diffusée en direct pour Noël 1959. Bien qu’en retirant un surcroît de notoriété, il n’apprécie guère ce premier tournage télévisuel, du fait des cadences imposées aux comédiens par les conditions du direct.

Révélation et vedettariat (1960-1970)

1960 est l’année de la révélation pour Jean-Paul Belmondo : « À bout de souffle »sort en mars et remporte un triomphe public et critique, s’imposant comme l’un des films-phares de la Nouvelle Vague. Quant à Jean-Paul Belmondo, il a enfin surmonté les réticences que les tournages de cinéma lui inspiraient en tant que jeune acteur de théâtre.

Le mois suivant sort « Classe tous risques » : si le film de Sautet, sorti peu après celui de Godard, est éclipsé par ce dernier, il bénéficiera ensuite de multiples rediffusions télévisées. Très actif au cours des années 1960, durant lesquelles il tourne 34 films16, Jean-Paul Belmondo devient une figure de premier plan du cinéma français, et s’affirme rapidement comme un interprète aux multiples facettes, capable de tenir des rôles variés sous la direction des plus grands réalisateurs : il se distingue également comme un acteur très physique, appréciant de tourner sans doublure des scènes mouvementées.

Peu avant la sortie des films de Godard et Sautet, il tourne « Moderato cantabile » , réalisé par Peter Brook d’après Marguerite Duras, film médiocrement accueilli malgré sa sélection au festival de Cannes 1960.

Une fois révélé, il tourne dans plusieurs films italiens, dont « La Viaccia », de Mauro Bolognini, avec Claudia Cardinale,

et « La ciociara », de Vittorio De Sica, avec Sophia Loren.

Il retrouve ensuite Jean-Luc Godard pour « Une femme est une femme »

, avant de tourner « Léon Morin, prêtre » sous la direction de Jean-Pierre Melville, film accueilli tièdement par le public et la critique.

Après un second film avec Melville, le polar « Le Doulos »,

Jean-Paul Belmondo s’impose en héros d’aventures avec un film de cape et d’épée réalisé par Philippe de Broca : « Cartouche » est un triomphe en salles, dépassant les trois millions d’entrées.

Puis, il joue dans « Un singe en hiver » réalisé par Henri Verneuil d’après le roman d’Antoine Blondin, et dont il partage l’affiche avec Jean Gabin. Très impressionné à l’idée de côtoyer Gabin, Belmondo s’entend finalement à merveille avec son partenaire après avoir eu des moments où Gabin boudait sans parler ni même lui adresser la parole. La fraternité tardive (ils ne se parlaient guère au début du tournage) entre les deux acteurs se retrouve chez les personnages du film, le dialogue de Michel Audiard faisant dire à Gabin, à l’adresse de Belmondo : « Môme, t’es mes vingt ans ! » Si le film obtient un succès commercial inférieur à celui escompté, il est apprécié de Blondin, et Audiard le considère à l’époque comme sa plus belle réussite. Un singe en hiver montre en outre un Belmondo capable de tenir tête à l’écran à un grand comédien de la génération précédente.

Après plusieurs autres films — parmi lesquels « L’Aîné des Ferchaux » de Jean-Pierre Melville, d’après Georges Simenon

— il retrouve Philippe de Broca pour les besoins de « L’Homme de Rio », film d’aventures au rythme endiablé qui lui convient très bien, dont il partage la vedette avec Françoise Dorléac (sœur de Catherine Deneuve). Sorti en février 1964,« L’Homme de Rio » est pour Belmondo un nouveau triomphe commercial, approchant les cinq millions d’entrées en France. Ce mariage d’humour et d’action allie de surcroît succès critique et public. Le 5 novembre 1963, Jean-Paul Belmondo est par ailleurs élu président du Syndicat français des acteurs.

Les succès s’enchaînent, allant du film d’aventures (« Cent mille dollars au soleil », d’Henri Verneuil)

au film dramatique (« Week-end à Zuydcoote » du même réalisateur).

Il retrouve ensuite Philippe de Broca pour « Les Tribulations d’un Chinois en Chine », comédie d’aventures à grand spectacle : sur le tournage, il rencontre et tombe amoureux de sa partenaire Ursula Andress ; son épouse demandera le divorce l’année suivante et la presse internationale rend abondamment compte de la liaison entre les deux acteurs ; ils vivent alors dans une maison située sur l’île des Corbeaux, le long de la Marne.

Puis il joue aux côtés d’Anna Karina dans « Pierrot le Fou » (1965), qui marque l’apogée de sa collaboration avec Jean-Luc Godard, et remporte un succès à la fois critique et public. Jean-Paul Belmondo envisage à l’époque, poussé par Ursula Andress, de tenter l’aventure du cinéma américain, ils y vivent pendant 6 mois, mais y renonce finalement, ne se sentant pas à l’aise à Hollywood.

Il alterne les œuvres de pur divertissement, comme « Le Cerveau », de Gérard Oury,

et les films plus sombres comme « La Sirène du Mississipi » de François Truffaut : ce dernier film, sorti en juin 1969, est médiocrement accueilli par un public sans doute déçu de ne pas retrouver l’image de héros positif et désinvolte qui a tant fait pour le succès de l’acteur au cinéma.

Jean-Paul Belmondo achève la décennie en donnant la réplique à Annie Girardot dans « Un homme qui me plaît », film de Claude Lelouch qui ne rencontre pas son public.

Il acquiert le surnom de « Bebel », en lien avec le personnage « Pepel » joué par Jean Gabin dans le film « Les Bas-fonds » (1936) de Jean Renoir. Belmondo considérant que c’était un des plus beaux rôles du cinéma, son ami Henri Deschamps s’amuse à l’affubler de ce surnom21. À la suite d’une faute de frappe, Pepel est devenu Bebel, et le surnom est resté20.

L’apogée du succès (1970-1985)

Jean-Paul Belmondo entame la décennie 1970 avec « Borsalino », film policier réalisé par Jacques Deray, dans lequel il partage la vedette avec son rival au box-office, Alain Delon. Le film remporte un triomphe commercial, approchant les cinq millions d’entrées. La collaboration Delon-Belmondo est cependant ternie par un procès opposant les deux acteurs à la sortie du film, Delon, producteur du film, ayant contrevenu aux modalités prévues en faisant figurer son nom deux fois sur l’affiche (comme producteur et comme acteur). Belmondo obtient finalement gain de cause.

En 1971, l’acteur fonde une maison de production, Cerito Films, dans le but de gérer plus efficacement sa carrière et de s’investir dans ses films de manière plus personnelle.

Durant les années 1970, Jean-Paul Belmondo tourne à un rythme soutenu, enchaînant les succès publics sous la direction de metteurs en scène comme Philippe de Broca, Henri Verneuil, Claude Chabrol ou José Giovanni  :
« Les Mariés de l’an II »

,« Le Casse »

« Docteur Popaul »

« La Scoumoune »,

« Le Magnifique ».

En 1972, il commence une histoire d’amour avec l’actrice italienne Laura Antonelli.

En 1974, Belmondo connaît cependant une déception (en tant que producteur et acteur) avec « Stavisky » d’Alain Resnais  : si le film, contrairement à ce qui a pu être dit, n’est pas un four commercial, il remporte un succès bien moindre que celui auquel l’acteur est habitué. Belmondo, qui apprécie Stavisky, vit de surcroît très mal l’accueil médiocre réservé au film et à son réalisateur lors du festival de Cannes 1974. Dans les années suivantes, l’acteur préfèrera s’en remettre à des cinéastes plus « commerciaux », ce qui suscite de nombreuses critiques qui le peinent bien qu’il s’en défende. Stavisky est souvent considéré comme ayant nettement modifié la carrière de Jean-Paul Belmondo, qui s’oriente désormais presque exclusivement vers le cinéma de divertissement.

En 1975, Jean-Paul Belmondo remporte un très gros succès avec « Peur sur la ville » d’Henri Verneuil, dans lequel il exécute des cascades dangereuses et risquées, dont une scène où il apparaît suspendu à un hélicoptère au-dessus du vide. Belmondo retire du tournage quelques blessures, qui ajoutent à sa réputation. Si le succès public est plus que jamais au rendez-vous, son succès critique commence à décroître : il déclarera plus tard, « Pour l’intelligentsia parisienne, j’étais devenu un cascadeur, je ne savais plus jouer la comédie ».

Belmondo enchaîne polars, films d’aventures, comédies : « L’Incorrigible » de Philippe de Broca, dans lequel il s’amuse à camper un « anti-Superman, l’anti-séducteur traditionnel, plutôt un grand gosse plus ou moins honnête »,

« L’Alpagueur » de Philippe Labro,

« Le Corps de mon ennemi » d’Henri Verneuil,

« L’Animal » de Claude Zidi, où il tient un double rôle.

À la même époque, un projet de nouvelle collaboration avec Jean-Luc Godard — une adaptation du livre « L’Instinct de mort » de Jacques Mesrine — tourne court, et une polémique par voie de presse oppose ensuite l’acteur et le cinéaste.
En 1980, il rencontre une exilée brésilienne de vingt ans, Carlos Sotto Mayor, fille d’un banquier. La relation houleuse avec cette comédienne et chanteuse dure six ans

Le virage commercial de l’acteur est symbolisé par les affiches où son nom seul apparaît en haut, écrit en grosses lettres capitales, toujours avec les mêmes caractères, tel une marque, à partir de Peur sur la ville.
Entre 1978 et 1983, la carrière de Jean-Paul Belmondo connaît son apogée commercial, chacun des films de l’acteur s’avérant un succès public auquel sa gouaille de titi parisien et ses cascades sans doublure ne sont pas étrangers. Il enchaîne trois films réalisés par Georges Lautner :
« Flic ou Voyou », qui dépasse, pour la première fois dans la carrière de Belmondo, le million d’entrées sur Paris-périphéri,

« Le Guignolo » dans lequel il réédite sa cascade en hélicoptère,

et « Le Professionnel », ce dernier film dépassant les cinq millions d’entrées en France.

En 1982, il dépasse encore le score du « Professionnel » avec « L’As des as », réalisé par Gérard Oury, qui triomphe commercialement malgré des rapports de plus en plus tendus avec la critique, à laquelle Belmondo n’a pas souhaité montrer le film.

L’année suivante, « Le Marginal », polar réalisé par Jacques Deray, est un nouveau triomphe commercial.

Mais en 1984, « Les Morfalous » d’Henri Verneuil, tout en remportant un score très enviable, perd un million de spectateurs par rapport aux précédents succès de Belmondo. Les films de l’acteur font désormais l’objet de critiques sur leur caractère répétitif. Ce trait se ressent en particulier sur la publicité de ses films policiers, de plus en plus centrée sur un Belmondo qui, unique point de mire, affecte sur de nombreuses affiches une pose de justicier, ou de « superflic », immuable.

Belmondo décide alors d’infléchir son image en revenant à la comédie pure, dans « Joyeuses Pâques », réalisé par Georges Lautner d’après la pièce de théâtre de Jean Poiret. Tout en souhaitant se renouveler au cinéma, Belmondo manifeste également ainsi son envie de remonter sur les planches.

En 1985, Jean-Paul Belmondo tourne « Hold-up » d’Alexandre Arcady qui dépassera les deux millions d’entrées, il se blesse sérieusement en exécutant une cascade, n’ayant pas voulu être doublé. À cinquante-deux ans, le temps des films d’action semble révolu pour lui.

Retour réussi au théâtre (1985-2001)

En 1987, « Le Solitaire », film policier réalisé par Jacques Deray, est un échec commercial selon les critères habituels de Belmondo. C’est en effet la première fois, depuis 1963, qu’un film dont il tient la vedette attire moins d’un million de spectateurs dans les salles. L’acteur déclarera plus tard « Le Solitaire a été le polar de trop. J’en avais marre et le public aussi ».

La même année, Robert Hossein lui propose de remonter sur scène. Belmondo saisit l’occasion et, près de trente ans après avoir quitté les planches, interprète « Kean » de Jean-Paul Sartre d’après Alexandre Dumas, au Théâtre Marigny, de février à juin 1987, reprenant ensuite la pièce en septembre pour une prolongation de deux mois et demi. Enthousiasmé par ce succès, Jean-Paul Belmondo se dit ravi d’avoir retrouvé sa vocation d’origine.

Il crée le prix Paul-Belmondo qui prime un sculpteur contemporain pour la qualité de son œuvre. En 1989, le lauréat est Cyril de La Patellière.

En 1988, Claude Lelouch lui offre le rôle principal d’« Itinéraire d’un enfant gâté ». Belmondo, ravi d’interpréter un rôle de composition qui lui permet de s’écarter de son image cinématographique habituelle, retrouve avec ce film le succès commercial.

Sa prestation lui vaut également d’obtenir le César du meilleur acteur, lors de la 14e cérémonie des César en 1989. Il avait pourtant précisé, dès l’annonce de sa nomination, ne pas être intéressé par le prix, mais l’Académie passe outre en le lui attribuant. Belmondo n’est pas présent à la cérémonie et ne va pas chercher sa récompense, une manière de rappeler que, comme au début de sa carrère lors du concours d’entrée à la Comédie française, le public est le seul jury qui puisse lui accorder des distinctions. De plus Belmondo n’a jamais pardonné au sculpteur-compresseur César, qui a donné son nom à cette récompense du cinéma, d’avoir vivement critiqué le travail de son père Paul Belmondo25. Il trouvait de plus les statuettes de César sans intérêt.

Jean-Paul Belmondo s’éloigne ensuite du cinéma pour plusieurs années : il retrouve Robert Hossein pour une mise en scène de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Le spectacle, joué à partir de février 1989 (peu avant la sortie du film tiré de la pièce, interprété par Gérard Depardieu), remporte un grand succès — attirant plus de deux cent mille spectateurs — et réalise en 1991 une tournée internationale, allant jusqu’au Japon.

À son retour de tournée, Belmondo vend à Canal+ sa maison de production Cerito Films et fait l’acquisition du Théâtre des Variétés, dont il assure la direction.

Il ne revient à l’écran qu’en 1992, pour les besoins de « L’Inconnu dans la maison », réalisé par Georges Lautner, puis laisse passer trois ans avant de tourner

« Les Misérables » de Claude Lelouch, libre adaptation du roman de Victor Hugo dont une partie de l’action est transposée au vingtième siècle.

Aucun des deux films ne remporte un grand succès public, surtout pour ce qui est du film de Lautner. L’acteur est désormais surtout actif sur les planches, où il est l’interprète de grosses productions théâtrales, comme « Tailleur pour dames » et « La Puce à l’oreille », de Georges Feydeau, mis en scène par Bernard Murat.

En 1996, le film « Désiré », réalisé par Bernard Murat d’après la pièce de Sacha Guitry, est un échec public, victime notamment d’un circuit de distribution réduit.

En 1998, Patrice Leconte met en scène Jean-Paul Belmondo et Alain Delon dans « https://youtu.be/KAOmC5qT02w», comédie policière jouant ouvertement sur la nostalgie des anciens films du duo de Borsalino (Belmondo y exécute à nouveau, à 65 ans, une cascade accroché à un hélicoptère). Ce film, où les deux vétérans donnent la réplique à Vanessa Paradis, obtient finalement un score inférieur à celui escompté, dépassant à peine le million d’entrées.

La même année, Jean-Paul Belmondo interprète sur scène« Frédérick ou le boulevard du crime, » d’Éric-Emmanuel Schmitt.
Il donne également son accord à Cédric Klapisch pour interpréter, aux côtés de Romain Duris, l’un des rôles principaux de « Peut-être ». Si cette fable de science-fiction ne remporte qu’un succès d’estime, Belmondo apprécie l’expérience du tournage.

Fin novembre 1999, Jean-Paul Belmondo est hospitalisé à Brest à l’hôpital de La Cavale blanche, après avoir subi un malaise pendant une représentation de la tournée de Frederick ou le Boulevard du CrimeGD 49. Il doit ensuite observer un strict repos. À partir de 2000, Jean-Paul Belmondo ne monte plus sur les planches.

Au cinéma, il fait une apparition dans « Les Acteurs », de Bertrand Blier. « Amazone », tourné l’année précédente sous la direction de son vieux complice Philippe de Broca, sort à la sauvette en juillet 2000 et se révèle être un désastre commercial.

En 2001, il interprète pour la télévision, plus de quarante ans après sa précédente expérience, le rôle-titre du téléfilm « L’Aîné des Ferchaux ». Belmondo tient le rôle tenu par Charles Vanel dans l’adaptation cinématographique de Jean-Pierre Melville tandis que le rôle naguère tenu par Belmondo est interprété par Samy Naceri.

Derniers films et fin de carrière (2001-2021)

Le 8 août 2001, un mois avant la diffusion de « L’Aîné des Ferchaux », et alors qu’il se trouve en vacances en Corse chez son ami Guy Bedos à Lumio, près de Calvi, Belmondo est victime d’un accident vasculaire cérébral. Il est héliporté d’urgence à l’hôpital Falconaja de Bastia. Bien que son état soit jugé sérieux (un caillot ayant entraîné notamment une paralysie faciale du côté droit), il est transféré dans la soirée vers l’hôpital Saint-Joseph de Paris. Son accident de santé, qui le tient ensuite éloigné des plateaux comme des planches, est suivi d’une longue rééducation. L’adaptation pour la télévision du roman « Le Lion » de Joseph Kessel qu’il envisageait de tourner est finalement interprétée par Alain Delon.

En avril 2007, il est promu commandeur dans l’ordre national de la Légion d’honneur.

Il retrouve en 2008, après sept ans d’absence, les plateaux de cinéma pour tourner, sous la direction de Francis Huster, « Un homme et son chien ». Ce remake de « Umberto D. » de Vittorio De Sica est un drame dans lequel il incarne un homme qui se retrouve du jour au lendemain à la rue. Le film n’est cependant pas un succès public.

En 2011, lors du festival de Cannes, il reçoit une Palme d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Il apparaît au festival accompagné de Barbara Gandolfi. Un documentaire lui est consacré à cette occasion, « Belmondo, itinéraire... », avec une diffusion simultanée sur France 2 et sur la Croisette.

Le 19 juin 2012, à Bruxelles, c’est pour l’ensemble de sa carrière qu’il reçoit la médaille de chevalier de l’ordre de Léopold en même temps qu’un Coq de Cristal28.

Claude Lelouch annonce en juillet 2012 le retour de l’acteur dans son prochain film « Les Bandits manchots », projet qui n’a pas abouti.

Le 14 octobre 2013, un hommage est rendu à l’acteur lors de l’ouverture du cinquième Festival Lumière de Lyon, avec la projection du film « Un singe en hiver. » L’acteur, accompagné de son fils Paul, est ovationné par environ quatre mille cinq cents spectateurs ainsi que par les invités comme Quentin Tarantino, Jean Rochefort, Pierre Richard, Jean-Pierre Marielle, Charles Gérard, Bertrand Tavernier.

Le 9 février 2015, Jean-Paul Belmondo annonce sur RTL sa retraite définitive du cinéma et du théâtre. En avril de la même année, à l’occasion de ses 82 ans, il revient sur cette déclaration et confie au Parisien qu’il aimerait bien rejouer. En octobre 2015, il apparaît à nouveau en public lors de la soirée d’ouverture du Festival Lumière.

Lors de la Mostra de Venise 2016, il se voit remettre des mains de la comédienne Sophie Marceau le Lion d’or pour la carrière. En février 2017, lors de la 42e cérémonie des César, un hommage est rendu par l’Académie des César à Jean-Paul Belmondo pour l’ensemble de sa carrière sous forme de montage vidéo rétrospectif.

Dans ses dernières années, le projet d’un nouveau retour sur les plateaux de cinéma est évoqué, sans aucun aboutissement. En 2017, Fabien Onteniente annonce « Coup de chapeau », où l’acteur incarnerait un père enlevé de sa maison de retraite par ses deux enfants pour un dernier voyage entre Paris et l’Italie. Très avancé, le film est retardé puis annulé, n’ayant pas trouvé de distributeur, ni pu boucler le budget. Claude Lelouch annonce diverses idées au cours des années 2010, notamment en 2018, après sa suite à « Un homme et une femme », une suite à « Itinéraire d’un enfant gâté » intitulée « Itinéraire de deux enfants gâtés » et pour laquelle Belmondo et Richard Anconina donnent leur accord. Lelouch envisage aussi de réunir Brigitte Bardot et Belmondo dans un même film, pour s’offrir le retour de deux icônes au cinéma.

Le 14 juillet 2019, il est élevé à la dignité de grand officier dans l’ordre national de la Légion d’honneur.

Le 19 septembre 2019, meurt l’acteur Charles Gérard dont il est très proche depuis leur rencontre en 1948 dans une salle de boxe, et leurs passions communes pour le sport. Il lui rend hommage en ces termes : « Notre amitié sans faille était prioritaire sur les plateaux de tournage. J’aimais le sentir à mes côtés dans Flic ou voyou et tant d’autres films. Oui, il était mon meilleur ami. Le plus important, celui de ma jeunesse. En un mot, il était mon pote ».

Mort, hommage national et inhumation

Jean-Paul Belmondo meurt le 6 septembre 2021 à son domicile situé au 39, quai d’Orsay dans le 7e arrondissement de Paris, à l’âge de 88 ans39,40.

Dans les heures qui suivent cette annonce, plusieurs personnalités du monde politique et du spectacle lui rendent un hommage. Le président de la République, Emmanuel Macron, rend hommage à l’acteur à travers ces mots : « Il restera à jamais le Magnifique. Jean-Paul Belmondo était un trésor national, tout en panache et en éclats de rire, le verbe haut et le corps leste, héros sublime et figure familière, infatigable casse-cou et magicien des mots. En lui, nous nous retrouvions tous. »
Le soir même de sa mort, plusieurs chaînes de télévision bouleversent leur programme afin de diffuser des films dans lesquels Jean-Paul Belmondo a joué au cours de sa carrière. Le lendemain, la mort de Jean-Paul Belmondo fait la une de la presse européenne et internationale.

Un hommage national lui est rendu le 9 septembre dans la cour des Invalides en présence de personnalités politiques et du monde du spectacle, d’un millier d’anonymes, et du président de la République, Emmanuel Macron, qui prononce son éloge funèbre. Quand son cercueil est repris pour se diriger aux Invalides, l’orchestre militaire interprète La Marseillaise et Chi Mai (thème du film Le Professionnel dans lequel Jean-Paul Belmondo a joué). Le soir même, son cercueil est exposé aux Invalides pour que le public puisse venir lui rendre hommage. Plus de 1 000 Français défilent devant le catafalque51. Le lendemain, ses obsèques se déroulent à l’église Saint-Germain-des-Prés en présence des proches et de la famille. Après une multitude d’hommages et une cérémonie religieuse, le cercueil de Jean-Paul Belmondo est crématisé au crématorium du cimetière du Père-Lachaise53.

Vie privée et familiale
Le 17 janvier 1959, dans le 14e arrondissement de Paris, il épouse Renée Constant, dite Élodie Constantin, sa compagne depuis plusieurs années. Le couple a trois enfants :

  • Patricia, (1953-1993) : script girl, elle meurt le 31 octobre 1993, dans l’incendie de son appartement parisien. Le soir-même, Jean-Paul Belmondo joue au théâtre Tailleur pour dames54.
  • Florence (1960) qui a trois enfants : Annabelle (1988), Christopher (1993) et Nicolas (1997)[pertinence contestée].
  • Paul (1963) qui a trois enfants : Alessandro (1991), Victor (1993) et Giacomo (1998).
    Le couple se sépare en 1965 puis divorce officiellement en 1968.

L’acteur vit une histoire d’amour de 1965 à 1972 avec Ursula Andress chez qui il vit à Los Angeles puis avec l’actrice italienne Laura Antonelli les huit années suivantes56.

Dans les années 1980, il est en couple avec l’actrice brésilienne Carlos Sotto Mayor.

Le 29 décembre 2002, il épouse à la mairie du 6e arrondissement de Paris sa compagne Natty, une ancienne coco-girl de Stéphane Collaro qu’il a rencontrée en 1989 et qui partageait sa vie depuis treize ans. Michel Drucker est l’un des témoins de ce mariage. Parmi les invités, on peut citer Claude Lelouch, Francis Huster, Bernard-Henri Lévy, Robert Hossein, Jean Rochefort, Jean-Claude Brialy et Jean-Pierre Marielle. Le 13 août 2003, à 70 ans, Jean-Paul Belmondo est père pour la quatrième fois d’une petite fille, Stella.

Il se sépare en 2008 de sa femme Natty. Il vit ensuite avec Barbara Gandolfi, femme d’affaires belge et ex-mannequin, ayant notamment à son actif une participation à la version flamande de L’Île de la tentation ainsi que les couvertures de Playboy et de P Magazine. La vie privée de l’acteur et les activités de sa nouvelle compagne suscitent l’intérêt de certains médias et entraînent des tensions au sein de sa famille. Fin juin 2010, Barbara Gandolfi est accusée dans la presse de profiter de Jean-Paul Belmondo par abus de faiblesse et escroqueri1. Le 1er octobre 2012, Jean-Paul Belmondo annonce qu’il se sépare de sa compagne Barbara Gandolfi.

En 2020, Gala dévoile que Jean-Paul Belmondo serait de nouveau en couple avec Carlos Sotto Mayor depuis plus d’un an. Alors que Carlos Sotto Mayor publie un livre sur leur relation en septembre 2021, deux semaines seulement après sa mort, la famille Belmondo et son avocat l’accusent de n’être revenu soudainement dans sa vie qu’au printemps 2020, profitant de lui pour faire son retour médiatique, disparaissant tout aussi soudainement sans donner de nouvelles au printemps 2021.

THEÂTRE
1950 : La Belle au bois dormant de Charles Perrault
1950 : La Petite Hutte d’André Roussin, mise en scène Jean-Paul Belmondo et Guy Bedos
1951 : Mon ami le cambrioleur d’André Haguet, mise en scène Jean-Paul Belmondo et Guy Bedos, tournée d’été
1952 : Gloriana sera vengée de Jean Toury d’après Cyril Tourneur, mise en scène Jean Vernier, théâtre de la Huchette
1953 : Zamore de Georges Neveux, mise en scène André Barsacq, théâtre de l’Atelier
1953 : Médée de Jean Anouilh, mise en scène André Barsacq, théâtre de l’Atelier
1953 : La Jalousie du Barbouillé de Molière et Le Mariage forcé de Molière et Lully, mise en scène Georges Le Roy, théâtre du Conservatoire
1953 : La Reine blanche de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, mise en scène Jean Meyer, théâtre Michel
1953 : La locandiera de Carlo Goldoni
1954 : Les Boulingrin de Georges Courteline
1954 : Le Malade imaginaire de Molière
1954 : L’Avare de Molière
1954 : Le commissaire est bon enfant de Georges Courteline, mise en scène Michel Galabru
1954 : George Dandin ou le Mari confondu de Molière, mise en scène Michel Galabru
1954 : Crinolines et guillotine d’Henry Monnier, mise en scène Christine Tsingos, théâtre de la Gaîté-Montparnasse
1954 : Andalousie opérette d’Albert Willemetz et Raymond Vincy, musique Francis Lopez, théâtre de la Gaîté-Lyrique
1954 : Les Précieuses ridicules de Molière, mise en scène Michel Galabru
1954 : Le Médecin malgré lui de Molière, mise en scène Michel Galabru
1954 : Les Plaideurs de Racine, mise en scène Georges Le Roy, théâtre du Petit Marigny
1954 : Port-Royal d’Henry de Montherlant, mise en scène Jean Meyer, Comédie-Française, élève du Conservatoire
1955 : Fantasio d’Alfred de Musset, mise en scène Julien Bertheau, Comédie-Française, élève du conservatoire
1955 : L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel, mise en scène Julien Bertheau, Comédie-Française, élève du conservatoire
1956 : L’Hôtel du libre échange de Georges Feydeau, mise en scène Jean-Pierre Grenier, avec la Compagnie Grenier-Hussenot, théâtre Marigny
1957 : César et Cléopâtre65 de George Bernard Shaw, mise en scène Jean Le Poulain, théâtre Sarah-Bernhardt
1957 : La Mégère apprivoisée de William Shakespeare, mise en scène Georges Vitaly, théâtre de l’Athénée
1958 : Oscar de Claude Magnier, mise en scène Jacques Mauclair, théâtre de l’Athénée
1959 : Trésor party de Bernard Régnier, d’après le roman Money in the bank (Valeurs en coffre) publié en 1946 par Wodehouse, mise en scène Christian-Gérard, théâtre La Bruyère
1987 : Kean de Jean-Paul Sartre d’après Alexandre Dumas, mise en scène Robert Hossein, théâtre Marigny
1989-1990 : Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, mise en scène Robert Hossein, théâtre Marigny
1993 : Tailleur pour dames de Georges Feydeau, mise en scène Bernard Murat, théâtre de Paris
1996-1997 : La Puce à l’oreille de Georges Feydeau, mise en scène Bernard Murat, théâtre des Variétés
1998-1999 : Frédérick ou le Boulevard du Crime d’Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Bernard Murat, théâtre Marigny puis tournée

FILMOGRAPHIE

Cinéma

Longs métrages
1957 : Les Copains du dimanche de Henri Aisner : Trebois
1957 : À pied, à cheval et en voiture de Maurice Delbez : Venin
1957 : Sois belle et tais-toi de Marc Allégret : Pierrot
1958 : Les Tricheurs de Marcel Carné : Lou
1958 : Un drôle de dimanche de Marc Allégret : Patrick le trompettiste, fiancé de Caroline
1959 : Mademoiselle Ange (Ein Engel auf Erden) de Géza von Radványi : Michel Barrot
1959 : À double tour de Claude Chabrol : Laszlo Kovacs
1960 : À bout de souffle de Jean-Luc Godard : Michel Poiccard alias Laszlo Kovacs
1960 : Classe tous risques de Claude Sautet : Eric Stark
1960 : Moderato cantabile de Peter Brook : Chauvin
1960 : La Française et l’Amour d’Henri Verneuil : Gilles (sketch L’Adultère)
1960 : Les Distractions de Jacques Dupont : Paul Frapier
1960 : La ciociara de Vittorio De Sica : Michel de Libero
1960 : La Novice (Lettere di una novizia) d’Alberto Lattuada : Giuliano Verdi
1961 : Le Mauvais Chemin (La viaccia) de Mauro Bolognini : Amerigo Casamonti
1961 : Léon Morin, prêtre de Jean-Pierre Melville : Léon Morin
1961 : Une femme est une femme de Jean-Luc Godard : Alfred Lubitsch
1961 : Les Amours célèbres de Michel Boisrond : Lauzun (film à sketches inspiré des bandes dessinées de Paul Gordeaux)
1961 : Scandale sur la Riviera (Riviera-Story) de Wolfgang Becker : Un conducteur de Karting
1961 : Un nommé La Rocca de Jean Becker : Roberto La Rocca
1962 : Le Doulos de Jean-Pierre Melville : Silien
1962 : Cartouche de Philippe de Broca : Louis Dominique Cartouche dit Cartouche
1962 : Un singe en hiver d’Henri Verneuil : Gabriel Fouquet
1962 : Le Jour le plus court (Il giorno più corto) de Sergio Corbucci : Erede Siciliano
1963 : La Mer à boire (Mare matto) de Renato Castellani : il Livornese
1963 : Peau de banane de Marcel Ophüls : Michel
1963 : Dragées au poivre de Jacques Baratier : Raymond
1963 : L’Aîné des Ferchaux de Jean-Pierre Melville : Michel Maudet
1964 : Les Don Juan de la Côte d’Azur (I Don Giovanni della Costa Azzurra) de Vittorio Sala : lui-même (non crédité)
1964 : L’Homme de Rio de Philippe de Broca : Adrien Dufourquet
1964 : Cent Mille Dollars au soleil d’Henri Verneuil : Rocco
1964 : Échappement libre de Jean Becker : David Ladislas
1964 : La Chasse à l’homme d’Édouard Molinaro : Fernand
1964 : Week-end à Zuydcoote d’Henri Verneuil : Julien Maillat
1965 : Par un beau matin d’été de Jacques Deray : Francis
1965 : Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard : Ferdinand Griffon, dit Pierrot
1965 : Les Tribulations d’un Chinois en Chine de Philippe de Broca : Arthur Lempereur
1966 : Tendre Voyou de Jean Becker : Tony Maréchal
1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément : Pierrelot / Yvon Morandat
1967 : Casino Royale de Val Guest et John Huston : le légionnaire français (brève apparition)
1967 : Le Voleur de Louis Malle : Georges Randal
1968 : Le Démoniaque de René Gainville : lui-même (non crédité)
1968 : Ho ! de Robert Enrico : François Holin, dit Ho
1969 : Le Cerveau de Gérard Oury : Arthur Lespinasse
1969 : La Sirène du Mississipi de François Truffaut : Louis Mahé
1969 : Un homme qui me plaît de Claude Lelouch : Henri
1970 : Borsalino de Jacques Deray : François Capella
1971 : Les Mariés de l’an II de Jean-Paul Rappeneau : Nicolas Philibert
1971 : Le Casse d’Henri Verneuil : Azad
1972 : Docteur Popaul de Claude Chabrol : docteur Paul Simay
1972 : La Scoumoune de José Giovanni : Roberto Borgo
1972 : L’Héritier de Philippe Labro : Bart Cordell
1973 : Le Magnifique de Philippe de Broca : François Merlin / Bob Saint-Clar
1974 : Stavisky... d’Alain Resnais : Serge Alexandre Stavisky
1975 : Peur sur la ville d’Henri Verneuil : commissaire Jean Letellier
1975 : L’Incorrigible de Philippe de Broca : Victor Vauthier
1976 : L’Alpagueur de Philippe Labro : Roger Pilard, dit L’Alpagueur
1976 : Le Corps de mon ennemi d’Henri Verneuil : François Leclercq
1977 : L’Animal de Claude Zidi : Mike Gaucher et Bruno Ferrari
1979 : Flic ou Voyou de Georges Lautner : Antonio Cerruti, alias le commissaire Stanislas Borrowitz
1980 : Le Guignolo de Georges Lautner : Alexandre Dupré
1981 : Le Professionnel de Georges Lautner : Josselin Beaumont dit Joss
1982 : L’As des as de Gérard Oury : Jo Cavalier
1983 : Le Marginal de Jacques Deray : Le commissaire Philippe Jordan
1984 : Les Morfalous d’Henri Verneuil : Le sergent Pierre Augagneur
1984 : Joyeuses Pâques de Georges Lautner : Stéphane Margelle
1985 : Hold-up d’Alexandre Arcady : Grimm
1987 : Le Solitaire de Jacques Deray : Le commissaire Stan Jalard
1988 : Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch : Sam Lion
1992 : L’Inconnu dans la maison de Georges Lautner : Jacques Loursat
1995 : Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma d’Agnès Varda : Professeur Bébel
1995 : Les Misérables de Claude Lelouch : Henri Fortin / Jean Valjean
1996 : Désiré de Bernard Murat : Désiré
1998 : Une chance sur deux de Patrice Leconte : Léo Brassac
1999 : Peut-être de Cédric Klapisch : Ako
2000 : Les Acteurs de Bertrand Blier : lui-même
2000 : Amazone de Philippe de Broca : Édouard
2008 : Un homme et son chien de Francis Huster : Charles

Courts métrages
1956 : Molière de Norbert Tildian : La Merluche
1958 : Charlotte et son jules (court métrage sorti en 1961)66 de Jean-Luc Godard : Jean
1961 : Chasse aux vedettes de Camille Chatelot : apparition
1974 : T’es fou Marcel... de Jean Rochefort : lui-même
1980 : Balles de débutants d’Adolphe Drey : Lui-même
1986 : Les Pros de Florence Moncorgé-Gabin : Lui-même

Télévision
1959 : Les Trois Mousquetaires (téléfilm) de Claude Barma : D’Artagnan
2001 : L’Aîné des Ferchaux (téléfilm) de Bernard Stora : Paul Ferchaux

Documentaires
1962 : Un cœur gros comme ça de François Reichenbach : lui-même
1965 : Jean-Paul Belmondo (court métrage documentaire) de Claude Lelouch
1966 : La Bande à Bebel (court métrage documentaire) de Charles Gérard : lui-même
1967 : Portrait de Belmondo (court métrage documentaire) de Charles Gérard : témoignages
1969 : Dieu a choisi Paris de Gilbert Prouteau et Philippe Arthuys : lui-même, commentaires
1986 : Les Pros documentaire de Florence Moncorgé-Gabin : témoignages
1990 : Ne m’oubliez pas : Hommage à Bernard Blier de Mathias Ledoux : témoignages
1993 : Chambre 12, Hôtel de Suède (téléfilm documentaire) de Claude Ventura et Xavier Villetard : lui-même
1996 : Belmondo, le magnifique de Patrick Chammings : apparition
2001 : Gabin, gueule d’amour de Michel Viotte : témoignages
2011 : Belmondo, itinéraire… de Vincent Perrot et Jean-François Domenech : témoignages
2011 : Belmondo : il était une fois le beau monde, documentaire de Frédéric Chaudier, et Frédéric Zamochnikoff
2016 : Belmondo par Belmondo67, documentaire de Paul Belmondo diffusé sur TF1 le 3 janvier 2016 et le 6 septembre 2021.
2015 : Belmondo, le magnifique de Bruno Sevaistre, diffusé sur Arte
2017 : Belmondo ou le goût du risque de Bruno Sevaistre
2017 : La folle histoire de Jean-Paul Belmondo de Gwendoline Chesnais

RECOMPENSES
Prix Citron en 197268
Prix du Brigadier pour Kean de Jean-Paul Sartre, Théâtre Marigny en 1987
César du meilleur acteur pour Itinéraire d’un enfant gâté lors des Césars 1989 (prix refuséGD 52)
Prix Coq de la Communauté française de Belgique spécial. L’acteur oublie ensuite le trophée dans les coulisses du Palais des Beaux-Arts69 à Bruxelles en 2012

NOMINATIONS
BAFTA du meilleur acteur pour Léon Morin, prêtre lors des BAFTA 1963
BAFTA du meilleur acteur pour Pierrot le Fou lors des BAFTA 1967

HOMMAGES
Palme d’honneur (hommage) lors du Festival de Cannes 201170
Lion d’or pour la carrière (hommage) lors du Festival de Venise 2016
Hommage de l’académie des César pour l’ensemble de sa carrière, lors de la cérémonie des César 2017
Gant d’or d’honneur, lors de la cérémonie des Gants d’or de boxe à Bruxelles le 19 octobre 2019

DECORATIONS

France
Grand officier de la Légion d’honneur Grand officier de la Légion d’honneur (2019)71 ; commandeur (2007)72 ; officier (1991) ; chevalier (1980)
Grand officier de l’ordre national du Mérite Grand officier de l’ordre national du Mérite (2017)73 ; commandeur (1994)74 ; officier (1986)
Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres (2006)75

Belgique
Ruban Chevalier de l’ordre de Léopold Chevalier de l’ordre de Léopold (2012)76