Palmarès du FIFDH 2022

  • Mis à jour : 15 mars

Le Jury international Documentaire de création était présidé par Rithy Panh, aux côtés de Monika Borgmann, Eythar Gubara, Callum Macrae, et Chuu Wai Nyein.

PALMARES DE LA 20°EDITION DU FIFDH 2020

GRAND PRIX DE GENEVE
- « AFTER A REVOLUTION » de Giovanni Buccomino
After a Revolution de Giovanni Buccomino est un portrait sans compromis de deux personnes courageuses qui dans le chaos de la Libye d’après-guerre, refusent d’abandonner la lutte pour la justice.

PRIX GILDA VIERA
Prix Gilda Vieira de Mello en hommage à son fils Sergio Vieira de Mello
Ex aequo :

- « ANGELS OF SINJAR » de Hanna Polak
Angels of Sinjar de Hanna Polak est un cri déchirant pour la justice. Il dénonce un terrible crime contre l’humanité : c’est toute l’horreur d’un génocide oublié et d’un peuple à qui on renie tous les droits, mais aussi leur force et leur courage.

- « EL SILENCIO DEL TOPO » d’Anaïs Taracena
El silencio del topo d’Anaïs Taracena est un appel à la fin de la culture d’impunité qui règne au Guatemala, condition préalable à la paix et à la réconciliation dans le monde entier.

PRIX DU JURY DES JEUNES
Le Jury est composé de Jean Coutau, Allegra Dolfi, Rebecca Haldimann, Sirine In-Albon, Mathis Kohler et Tibor Savoldelli.
- « INVISIBLE DEMONS » de Rahul Jain
Invisible Demons de Rahul Jain nous rappelle que les conséquences du réchauffement climatique ne sont pas un danger hypothétique, mais bien une réalité quotidienne pour des millions de personnes.

SECTION GRAND REPORTAGE

Prix de l’Organisation Mondiale contre la torture (OMCT)
Décerné par le Jury de l’OMCT, attribué à un·e cinéaste dont le film témoigne de son engagement en faveur des droits humains, pour soutenir l’écriture de son prochain film.
- « WHITE TORTURE » de Narges Mohammadi
L’isolement cellulaire et les autres formes de torture psychologique ne laissent peut-être aucune cicatrice physique, mais ils sont tout aussi efficaces à briser profondément les femmes et les hommes qui les ont subis. Narges Mohammadi est à nouveau détenue dans la prison d’Evin.

Mention spéciale
- « NE NOUS RACONTER PLUS D’HISTOIRES » de Ferhat Mouhali & Carole Filiu-Mouhali
Une mention spéciale pour Ne nous racontez plus d’histoires ! qui décrit de manière très émouvante l’amnésie sélective vis-à-vis de la guerre d’Algérie, encore très répandue 60 ans après, en France comme en Algérie.

SECTION FICTION

Grand Prix Fiction
Offert par la Fondation Hélène et Victor Barbour, décerné par le Jury international et présidé par Shahrbanoo Sadat, aux côtés de Elene Naveriani, Julien Neutres et Thierry Oppikofer.
Le Jury a décidé d’attribuer le prix ex aequo à deux films :
-  « VERA DREAMS OF THE SEAS » de Kaltrina Krasniqi,
Kaltrina Krasniqi signe ici un superbe portrait de femme, et une pièce essentielle de la Nouvelle Vague cinématographique qui fleurit au Kosovo. Vera est une épouse, une mère et une grand-mère dévouée, qui travaille comme interprète en langue des signes. Lorsque son mari se suicide, sa vie bascule : elle sent sur ses épaules de manière de plus en plus insistante le poids d’un patriarcat oppressant et menaçant. Vera cédera-t-elle pour protéger sa famille ?

- « FREDA » de Gessica Généus.
Brisé par les séismes, Haïti est un pays enseveli sous la corruption, la violence et l’héritage colonial. Freda habite avec sa mère et sa sœur à Port-au-Prince et, du haut de ses 20 ans, elle refuse toute résignation et veut croire en l’avenir. Mais comment rester quand tout la pousse à partir ?
Remarquée en 2017 avec Le jour se lèvera, Gessica Généus signe ici son premier long métrage de fiction, tourné en créole et porté par des comédiennes extraordinaires. Elle raconte son pays avec amour, chante son courage et célèbre la joie profonde qui persiste malgré une réalité déchirante.

PRIX DES JEUNES - FICTION
Prix ffert par la Fondation Eduki. Le Jury est composé de Clément De Castelberg, Lilou Lo Greco, Mai-Ly Nguyen, Sarah Othenin-Girard, Ael Robel et Maïa Vandelli Chmouliovsky.

-  « VERA DREAMS OF THE SEAS » de Kaltrina Krasniqi,
Ce film est un voyage dans l’inconnu des paysages balkaniques. Nous suivons l’histoire à travers une femme forte, s’affranchissant des chaines du patriarcat par sa force de caractère et son indépendance et contrainte de faire un choix dans une société corrompue. Un long métrage maîtrisé dans son montage et son rythme où chaque scène s’emboîte. Sa subtilité permet une réflexion aux thématiques les plus variées. Finalement, nous souhaitons mettre en lumière le magnifique équilibre entre esthétisme et réalisme.

Mention spéciale
- « HIT THE ROAD » de Panah Panahi
Nous avons choisi d’attribuer une mention au film Hit The Road de Panah Panahi. L’histoire est très touchante dans son approche du thème original et intimiste, mais également pour l’authenticité de ses personnages et la force des émotions qu’ils véhiculent. L’omniprésence de l’humour qui semble avoir aux premiers abords un rôle d’allégement du sujet voile en réalité un mal bien plus profond. Enfin, il serait difficile de ne pas évoquer la poésie de la photographie qui nous a particulièrement marqué·es.
Une famille follement attachante part en voiture à travers les montagnes du nord de l’Iran pour un voyage agrémenté de chansons pop, de chamailleries et de rires. À mesure que les kilomètres défilent, la tension devient palpable : cette épopée a un but bien précis. Sensation cannoise, ce premier long métrage de Panah Panahi alterne tension, humour, amour et poésie dans de somptueux décors naturels, et démontre une extraordinaire maîtrise de la tension dramatique. Un cinéaste est né.

PRIX DES IMPACTS DAYS
Doté d’une valeur de EUR 15’000, offert par les Impact Days et Think Film Impact Production.
- « PEACE FOR NINA » de Zhanna Maksymenko-Dovhych
Produit par Zhanna Maksymenko-Dovhych, Lyuba Knorozok and Dea Gjinovci
Le film raconte l’histoire d’une femme ukrainienne qui mène inlassablement une campagne au nom de son fils décédé et des innombrables autres victimes de la guerre non déclarée que la Russie a menée en Ukraine au cours des sept dernières années. Alors que Nina commence à accepter la perte de son fils, elle décide de rassembler les preuves de son meurtre et de poursuivre sa croisade solitaire pour attirer l’attention des tribunaux ukrainiens et internationaux sur ce crime de guerre.