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CYCLE Grands acteurs et actrices français : Jean Louis TRINTIGNANT

  • Mis à jour : 21 juin

Jean-Louis Trintignant est un acteur, réalisateur et pilote automobile français, né le 11 décembre 1930 à Piolenc (Vaucluse) et mort le 17 juin 2022 à Collias (Gard).
Comédien depuis les années 1950, il est présent dans le cinéma d’auteur, collaborant avec de nombreux réalisateurs internationaux dont Costa-Gavras, Claude Lelouch, Éric Rohmer, Michael Haneke, Claude Chabrol, Bernardo Bertolucci, Dino Risi, Ettore Scola, François Truffaut, Bertrand Blier, Sergio Corbucci, Robert Hossein, Alain Robbe-Grillet, Enki Bilal, Jacques Audiard, Krzystof Kieslowski ou René Clément.
Il reçoit un Ours d’argent du meilleur acteur au Festival de Berlin pour L’Homme qui ment en 1968 et un prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 1969 pour Z. Il reçoit en 2013 le César du meilleur acteur pour Amour.

BIOGRAPHIE

FAMILLE ET JEUNESSE

Jean-Louis Trintignant naît le 11 décembre 1930 à Piolenc à 6 km au nord-ouest d’Orange. Il est le fils de Raoul Trintignant, industriel, maire (SFIO) de Pont-Saint-Esprit (1944 - 1947) et conseiller général du canton homonyme (1945 - 1949). Raoul Trintignant a été l’un des responsables de la Résistance à Pont-Saint-Esprit avant de rejoindre un maquis de l’Ardèche. Il est arrêté par des légionnaires incorporés dans l’armée allemande en mai 1944 et emprisonné aux Baumettes jusqu’à la Libération.

Claire Tourtin, sa mère, issue d’une riche famille de Bollène, est tondue après la guerre pour avoir eu une liaison avec un soldat allemand. Ces événements et leurs conséquences sur les relations entre son père et sa mère marqueront durablement Jean-Louis Trintignant.

Trois de ses oncles se passionnent pour la course automobile. L’ainé Louis Trintignant (1903-1933) se tue lors des essais du prix de Picardie. Henri Trintignant participe au Grand Prix de France en 1936. Maurice Trintignant (1917-2005) aura après la guerre une carrière exceptionnelle, courant notamment pour Maserati, Bugatti, Lotus et Ferrari. Jean-Louis héritera de leur passion et se lancera dans la compétition bien des années plus tard.

En 1944, il se découvre une passion pour la poésie de Jacques Prévert qui ne le quittera plus de sa vie, ou encore pour Guillaume Apollinaire et Louis Aragon.

En 1949, alors qu’il est étudiant à la faculté de droit d’Aix-en-Provence, il assiste à une représentation de « L’Avare », comédie de Molière mise en scène par Charles Dullin : cette pièce est pour lui une révélation. Il assiste peu après à une représentation de « Jules César » par Raymond Hermantier, qui lui fait découvrir et aimer Shakespeare. Il abandonne ses études, décide de suivre les cours de comédie de Charles Dullin - mort entretemps - et de Tania Balachova à Paris. Cela l’aide à vaincre sa profonde timidité. Son ambition est de devenir comédien au théâtre et metteur en scène au cinéma. C’est pourquoi, parallèlement aux cours d’art dramatique, il entre à l’IDHEC. Il décroche des figurations et des petits rôles, notamment au TNP.

LES DEBUTS

En 1951, il débute au théâtre dans la compagnie de Raymond Hermantier avec la pièce « À chacun selon sa faim ». Il enchaîne avec la Comédie de Saint-Étienne où il joue « Macbeth » de William Shakespeare avec Jean Dasté. Puis il suit les cours de réalisateur de l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). Il réalise son premier film vingt ans plus tard avec « Une journée bien remplie » en 1972, et son deuxième « Le Maître-nageur » en 1978, ces deux films sont des échecs commerciaux.

Reconnaissance internationale avec Et Dieu... créa la femme

En 1956 après quelques figurations, il fait ses débuts comme acteur de cinéma avec le film « Si tous les gars du monde » de Christian-Jaque et connaît la célébrité internationale en même temps que Brigitte Bardot avec le film mythique à scandale « Et Dieu… créa la femme » de Roger Vadim où il joue le jeune époux fou amoureux de Juliette, une jeune femme à la beauté diabolique qui ne pense qu’à s’amuser et à aimer les hommes dans une communauté du village de Saint-Tropez traditionnellement dure au labeur et attachée aux bonnes mœurs. Sa liaison avec Brigitte Bardot (mariée à Roger Vadim) fait alors couler beaucoup d’encre dans la presse people internationale et fait exploser le couple Vadim-Bardot.

Service militaire et retour dans l’ombre

Il disparaît totalement durant son service militaire. Il réussit, en se rendant malade avec un mélange de blancs d’œuf et de vin blanc, à éviter d’être envoyé dans les Aurès en Algérie4. Il est affecté à Trèves en Allemagne, puis à la caserne Dupleix à Paris. Ces années vont le marquer profondément et arrêter momentanément sa carrière de comédien.

Retour à la lumière avec « Un homme et une femme »

Revenu à la vie civile fin 1958, il redevient populaire en jouant de façon magistrale « Hamlet » de William Shakespeare au théâtre et renoue avec le cinéma en 1959 grâce à Roger Vadim qui lui offre un rôle important dans son nouveau film sulfureux, « Les Liaisons dangereuses » 1960, avec Gérard Philipe, Jeanne Moreau, Annette Vadim et Boris Vian.

Il connait le succès en Italie avec « Le Fanfaron » de Dino Risi avec Vittorio Gassman, film emblématique de la comédie à l’italienne des années 1960.Un Méditerranéen très en verve, désinvolte, charmeur et... fanfaron, fait la connaissance d’un étudiant en droit studieux, timide et complexé. Il va lui faire vivre deux jours de randonnées trépidantes de Rome à Viareggio...

Il connaît à nouveau la gloire internationale avec « Un homme et une femme » de Claude Lelouch récompensé en France par la Palme d’or au Festival de Cannes 1966 et aux États-Unis par les Oscars du meilleur film étranger et du meilleur scénario original en 1967.

Films politiques, cinéma d’auteur et succès au théâtre

Il joue également dans des films politiquement engagés contre le fascisme et la dictature : « Le Combat dans l’île » d’Alain Cavalier en 1962

La vie dramatique d’un jeune militant d’extrême-droite manipulé par son chef de groupe, quitté par sa femme et poussé à affronter son meilleur ami.

et «  Z  » de Costa-Gavras avec Yves Montand, rôle pour lequel il reçoit le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 1969.

Il enchaîne une impressionnante carrière entre cinéma d’auteur, films grand public et théâtre où il prend souvent des rôles d’antihéros au charisme envoûtant et à la voix de velours tourmentée et sarcastique. Il s’impose parmi les plus grands comédiens de sa génération.

En 1968, il est récompensé par l’Ours d’argent du meilleur acteur au Festival du film de Berlin (Berlinale) pour « L’Homme qui ment » d’Alain Robbe-Grillet.

Dans une région agitée par des guerres récentes, un homme que personne ne connaît arrive à pied. Il s’arrête dans une auberge, écoutant les conversations qui commentent une affaire locale : le retour attendu d’un certain Jean. L’étranger retrouve la demeure de ce héros mystérieux, une grande maison frappée d’abandon. Là vivent retranchées la soeur et la femme de Jean, ainsi que la servante, entourées de portraits du disparu. Charmeur, l’étranger se présente de façon séduisante, si bien qu’on l’écoute et qu’on finit par croire ce qu’il dit, même lorsque ses affirmations se contredisent…

Il est ensuite la vedette d’un western spaghetti de Sergio Corbucci  : « Le Grand silence », avec Klaus Kinski. Ce film deviendra au fil des années une référence du genre et sera choisi en 2012 pour un hommage rendu au comédien à la Cinémathèque française.

Dans la province de l’Utah, aux Etats-Unis. Le froid extrême de cet hiver 1898 pousse hors-la-loi, bûcherons et paysans affamés à descendre des forêts et à piller les villages. Les chasseurs de prime abusent de cette situation. Le plus cruel se nomme Tigrero. Mais un homme muet, surnommé "Silence", s’oppose bientôt à eux...

L’année suivante, il donne la réplique à Françoise Fabian dans un film qui devient rapidement un classique : « Ma nuit chez Maud » d’Éric Rohmer. En 1970, Trintignant interprète ce qu’il considère comme son plus beau rôle, celui de Marcello Clerici dans « Le Conformiste », un film de Bernardo Bertolucci adaptant un roman de Alberto Moravia et considéré aujourd’hui comme un des meilleurs films du cinéaste.

Pendant les années qui suivent, Trintignant tourne beaucoup, en France (« Le Voyou » de Claude Lelouch,

Simon, condamné pour le kidnapping d’un enfant, parvient à s’évader de prison. Il trouve une planque et reprend contact avec sa maîtresse Martine et ses anciens complices. Et cherche un moyen de se venger de Gallois, le père de l’enfant : celui-ci, ayant participé au coup avant d’être trahi, avait été à l’origine de son arrestation...

« La Course du lièvre à travers les champs » tourné au Québec par René Clément,

« Les Violons du bal », œuvre autobiographique de Michel « Drach »,

L’enfance du realisateur a Paris pendant l’Occupation.

« Le Secret » de Robert Enrico avec Philippe Noiret et Marlène Jobert,

David s’échappe de prison. La police tente de le faire passer pour un fou dangereux, mais l’homme possède en fait un secret pouvant renverser le gouvernement. Un couple recueille David et l’aide à passer la frontière...

« Flic Story » de Jacques Deray où il partage l’affiche avec Alain Delon)

A la fin des années 1940, l’inspecteur Roger Borniche est chargé de rechercher un dangereux criminel échappé de l’asile, Emile Buisson. Meurtres, prise d’otage, course-poursuite : pendant trois ans Buisson commet crime sur crime et échappe à la traque menée par Borniche.

Mais aussi occasionnellement en Italie (« La Femme du dimanche » de Luigi Comencini

Un délit scandaleux, au sein de la grande bourgeoisie turinoise, stimule un commissaire méridional dans une enquête délicate.

« La Terrasse » de Ettore Scola).

Des intellectuels de gauche amers et désabusés se réunissent régulièrement sur une terrasse pour échanger leurs désillusions. Il y a Enrico, scénariste en panne d’inspiration, Amadéo, en butte au mépris de sa femme, Luigi, veuf et au chômage et Sergio, dépassé professionnellement. Seul un jeune couple symbolise l’espoir.

Il se voit également offrir par Bertolucci le rôle principal du film « Le Dernier Tango à Paris », qu’il refuse et qui sera finalement attribué à Marlon Brando.

Trintignant aborde aussi la mise-en-scène une première fois en 1973 avec la comédie d’humour noir « Une journée bien remplie », mettant en vedette Jacques Dufilho,

Un boulanger part trucider, en compagnie de sa mère, les neufs jurés qui ont condamné son fils.

Puis une seconde et dernière fois en 1979 avec « Le Maître-nageur, » une fable dont le ton sardonique se situe dans la même veine que celui d’Une Journée bien remplie.

Une femme envieuse fait engager son mari comme maître-nageur par un milliardaire. Sentant sa fin venir, ce dernier organise un marathon dans sa piscine dont l’issue est le legs de sa fortune.

Le film « Ça n’arrive qu’aux autres » dans lequel Jean-Louis Trintignant devait jouer son propre rôle auprès de Catherine Deneuve est inspiré de sa vie avec Nadine Marquand et du deuil de leur fille Pauline.

La mort accidentelle de leur enfant brise la vie d’un couple. Ils décident alors de se couper du monde pour vivre reclus dans leur appartement, puis décident de partir à l’aventure...

Marie joue dans plusieurs films de sa mère aux côtés de son père et plusieurs pièces de théâtre avec son père. Elle devient la partenaire privilégiée de son père.

Entre 1976 et 1978, il choisit de se retirer momentanément du cinéma et ne tourne que deux films : « Les Passagers » de Serge Leroy

Parti chercher son beau fils en Italie, un homme est pris en chasse par un mystérieux véhicule, puis se fait agresser dans sa chambre d’hôtel. De retour à Paris, il se retrouve impliqué dans une sombre histoire de meurtre.

« Repérages » de Michel Soutter.

Un cinéaste invite chez lui les trois principales interprètes féminines du film qu’il s’apprête à tourner.

Il refuse les rôles de Lacombe dans « Rencontres du troisième type » de Steven Spielberg et d’un journaliste dans « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola - les rôles seront repris par François Truffaut et Dennis Hopper.

Il s’intéresse à la compétition automobile et court un temps comme pilote automobile professionnel, engagé par British Leyland en formule de production. Il participe à plusieurs rallyes - notamment au rallye de Monte-Carlo à six reprises, terminant entre la 20e et la 65e place - et courses en circuits notamment pour l’équipe du Star Racing Team de Moustache, sur Simca 1000 Rallye.

Il y rencontre Marianne Hoepfner, célèbre pilote de rallye, notamment celui du Rallye Dakar 1984. Elle deviendra son épouse en 2000, après son divorce d’avec Nadine Trintignant. Il participe aux 24 heures du Mans en 1980 (abandon) et finit deuxième aux 24 heures de Spa en 1982 avec ses coéquipiers Jean-Pierre Jarier et Thierry Tassin.

Il revient au cinéma en 1978 dans « L’Argent des autres » de Christian de Chalonge, qui obtiendra un grand succès critique et public.

Henri Rainier, fonde de pouvoir dans une importante banque parisienne, est implique malgre lui dans un scandale financier.

Années 1980 : retrait progressif du cinéma

Le début des années 1980 est assez actif pour Trintignant, il fait son seul et unique doublage en devenant la voix française de Jack Nicholson dans le film « Shining » de Stanley Kubrick. Nicholson est normalement doublé par le comédien Jean-Pierre Moulin, mais Kubrick exigeait que ce soit Trintignant qui double Jack dans son film.
Alors qu’il apparaît dans plusieurs films dont « Malevil » de Christian de Chalonge, un rare exemple de film d’anticipation tourné en France ;

La fin de l’été dans un petit village, une journée en apparence comme les autres et pourtant... Alors que le maire et quelques élus locaux se réunissent pour débattre d’un sujet administratif, cloitrés dans une profonde cave, une incroyable explosion se fait ressentir. Après avoir retrouvé leurs esprits, le petit groupe remonte à la surface et font face à un véritable désastre : d’origine nucléaire personne d’autre ne semble avoir survécu...

« Eaux profondes », un drame psychologique de Michel Deville inspiré du roman éponyme de Patricia Highsmith.

Vic et Melinda Van Allen est un couple aisé de la Nouvelle-Orléans dont le mariage s’écroule sous le poids de la rancœur, de la jalousie et du doute. Alors que leurs provocations et manipulations mutuelles s’intensifient, les choses se transforment rapidement en un jeu du chat et de la souris mortel lorsque les amants de Melinda commencent à disparaître.

Il tient également un rôle plus secondaire dans « Le Grand Pardon, » un film de gangsters réalisé par Alexandre Arcady et qui connaît un bon succès .

Arme de ses jumelles, le commissaire Duche surveille de sa voiture la réception donnée à la villa de Raymond Bettoun. Ce dernier dirige le clan des juifs pieds-noirs, qui règne en maitre dans le milieu du racket. Duche n’a jamais réussi a confondre la famille Bettoun. Mais dans l’ombre, Pascal Villars a juré la perte des Bettoun. Il va réussir à dresser le clan des Arabes contre celui des Juifs.

En 1983, aux côtés de Fanny Ardant, il tourne pour la première fois sous la direction de François Truffaut dans ce qui sera le dernier film du célèbre réalisateur : « Vivement dimanche ! », une comédie policière dans laquelle Trintignant incarne un agent immobilier injustement soupçonné de meurtre.

Une femme et son amant sont assassinés. Le mari, Julien Vercel, suspect n°1 decide de s’enfuir et de se cacher quelque temps. Sa secrétaire, Barbara Becker, éprise de son patron, mène sa propre enquête.

Il renoue ensuite avec Claude Lelouch grâce à « Viva la vie ».

Michel Perrin, important industriel, et Sarah Gaucher, comédienne renommée, n’ont a priori rien en commun... et pourtant, ils disparaissent mystérieusement tous les deux le même jour, à la même heure. Et, surtout, réapparaissent trois jours plus tard comme si rien ne s’était passé ! Ce qui pourrait sembler n’être qu’une troublante coïncidence, mais le phénomène se reproduit à l’identique peu de temps après...

En 1986, Claude Lelouch lui propose de reprendre son rôle de coureur automobile dans « Un homme et une femme : Vingt ans déjà » dans lequel il retrouve Anouk Aimée. Le film est cependant loin de connaitre le succès de son prédécesseur.

Anne Gauthier et Jean-Louis Duroc ne se sont pas revus depuis 1966. Elle produit des films et lui est directeur de courses automobiles. Le dernier film d’Anne est un échec et elle a l’idée d’en faire un sur leur amour passé...

Après avoir vécu plusieurs années à Lambesc, il se retire en 1985 dans sa maison d’Uzès dans le Gard à 40 km à l’ouest d’Avignon, puis à Collias pour vivre en harmonie avec la nature. Il se dit lassé par le cinéma, refuse plusieurs projets et se fait plus rare même s’il revient de temps à autre essentiellement dans des seconds rôles comme dans « La Femme de ma vie » de Régis Wargnier.

Un violoniste virtuose sombre dans l’alcoolisme malgré l’amour de sa femme et la tendresse de ses amis. Seul Pierre, son nouvel ami, peut le sauver.

En 1987 il annonce lors du Festival de Venise qu’il abandonne le cinéma, faisant croire qu’il est gravement malade. Il revient au cinéma deux ans plus tard dans « Bunker Palace Hotel », le premier long métrage de Enki Bilal.

Dans un pays inconnu, dans un ville inconnue lors d’une guerre inconnue s’agite sous terre l’élite d’un régime inconnu. Son quartier général : le Bunker Palace Hotel, offrant confort et securité. Tout semble se dérouler pour le mieux pour les dignitaires du régime qui attendent leur président. Cependant, d’étranges bruits courent à la surface de la terre et les rebelles sont de plus en plus actifs malgré la vigilance du machiavelique Holm. Quant au personnel androïde, il donne de curieux signes de disfonctionnement...

Dans les années 1990, il aborde des personnages misanthropes et cyniques, murés dans leur solitude.

En 1994, il tient un rôle remarqué dans « Trois couleurs : Rouge » de Krzysztof Kielowski

Dans ce troisième volet qui conclut les trois couleurs, une jeune femme, Valentine, étudiante de l’université de Genève, modèle, écrase un chien. Le chien est juste blessé. Sur une plaque, attachée a son collier, Valentine trouve l’adresse du propritétaire. C’est un juge...

« Regarde les hommes tomber », le premier film de Jacques Audiard.

Simon, un représentant d’une cinquantaine d’années, mène une vie ennuyeuse dont les seuls moments de joie sont ses retrouvailles avec son meilleur ami, Mickey. Deux ans plus tôt, Marx, un truand vieillissant, prend sous son aile Johnny, un jeune homme quelque peu stupide, qui le suit partout comme un chien, et à qui il va apprendre les rudiments du métier. Quand Mickey est blessé en service et tombe dans le coma, Simon abandonne famille et travail et se lance à la recherche des meurtriers de son ami. Ses soupçons se portent sur deux hommes : Marx et Johnny...

Il apparaît également dans « Fiesta » de Pierre Boutron, qui évoque l’endurcissement des jeunes combattants franquistes durant la guerre d’Espagne.

En 1936, Rafael, un adolescent de seize ans, fils d’une grande famille espagnole, étudie à Arcachon. Il est rappelé dans son pays par son père, un colonel franquiste, pour participer à la guerre civile qui déchire l’Espagne et y parfaire sa formation.

Il disparaît des écrans, privilégiant le théâtre et de nouvelles activités. En 1998, il fait une exception en acceptant de tourner avec Patrice Chéreau dans « Ceux qui m’aiment prendront le train. »

Le peintre Jean-Baptiste Emmerich avait déclaré avant de mourir : "Ceux qui m’aiment prendront le train". Et ils ont pris le train pour Limoges. Les amis, les vrais, les autres : les faux-jetons, les héritiers, la famille naturelle et non naturelle. Il y a des familles qui ne se réunissent qu’aux enterrements.

Producteur de vin

En 1996, à l’image de son oncle Maurice Trintignant retiré de la course automobile dans son domaine viticole de Vergèze à 20 km au sud-ouest de Nîmes dans le Gard, il se lance dans une nouvelle aventure en achetant le domaine viticole Rouge Garance (en hommage à Arletty) de cinq hectares dans les côtes du Rhône, associé avec son couple d’amis Claudie et Bertrand Cortellini à Saint-Hilaire-d’Ozilhan à 20 km de Nîmes et d’Avignon. Il produit 20 000 bouteilles de Côtes-du-rhône villages en Appellation d’origine contrôlée. Il fait dessiner la première étiquette de sa première cuvée 1997 par son ami le dessinateur de bande dessinée Enki Bilal qui le dirige d’ailleurs dans Bunker Palace Hôtel et « Tykho Moon », ses deux premiers longs métrages comme réalisateur.

Dix ans après, son domaine Rouge Garance est l’un des domaines phares parmi les mieux notés de la vallée du Rhône grâce au talent des propriétaires. Il rachète et utilise les vieilles barriques du domaine bourguignon de la romanée-conti pour élever son vin. « Je passe mon temps dans les vignes, je veille aux assemblages. » À Uzès, l’acteur laisse la place à l’éleveur de vin et d’oliviers.

Dernières apparitions au théâtre et au cinéma

En 2002 il joue au théâtre d’Arras avec sa fille Marie.

En 2003, il lit sur scène derrière son pupitre les « Poèmes à Lou » (lettre d’amour du poète Guillaume Apollinaire à sa bien-aimée Lou) avec sa fille Marie Trintignant.

En 2005, en hommage à sa fille Marie, tuée deux ans auparavant, il présente son spectacle « Jean-Louis Trintignant lit Apollinaire », créé avec elle, au Festival d’Avignon. La même année, il forme un duo mémorable avec Roger Dumas dans la pièce « Moins 2 », écrite et mise en scène par Samuel Benchetrit au Théâtre Hébertot.

En 2011, accompagné de Daniel Mille à l’accordéon et de Grégoire Korniluk au violoncelle, il présente au théâtre de l’Odéon son spectacle« « Trois poètes libertaires » : Boris Vian, Jacques Prévert et Robert Desnos » qu’il a déjà rodé en province en 2010 et qu’il poursuit en tournée, principalement française, en 2012 et 2013.

Après dix ans d’absence au cinéma, depuis son apparition dans « Janis et John » de Samuel Benchetrit, il revient en 2012 sur le grand écran, au côté d’Emmanuelle Riva, dans « Amour » de Michael Haneke, drame intimiste et universel sur la maladie, la vieillesse et la mort récompensé par la Palme d’or au 65e Festival de Cannes, le César du meilleur film et l’Oscar du meilleur film étranger. Réticent à l’idée de jouer à nouveau au cinéma, il accepte le rôle sur l’insistance de la productrice Margaret Ménégoz et après avoir visionné le film « Caché » du même metteur en scène. Fasciné par le travail de Haneke, Trintignant le considère désormais comme le plus grand réalisateur du monde. Son interprétation dans Amour, comme celle de Riva, est largement saluée par la critique, le public et la profession. Lors de la sortie du film, il annonce qu’il s’agit de son ultime rôle pour le cinéma car il préfère se consacrer au théâtre. Après avoir obtenu l’European Award du meilleur interprète 2012, il reçoit, en 2013, le César du meilleur acteur pour cette œuvre dans laquelle il incarne un octogénaire contraint de s’occuper et d’assister, impuissant, à la lente agonie de son épouse, victime de deux accidents vasculaires cérébraux.

En 2017, il tourne à nouveau pour Haneke dans « Happy End », aux côtés d’Isabelle Huppert et Mathieu Kassovitz.

En juillet 2018, alors que le cancer du comédien le décourage de poursuivre son métier d’interprète, il accepte de tourner dans les deux dernières productions de Claude Lelouch : « Les Plus Belles Années d’une vie », sorti en 2019 ; il retrouve Anouk Aimée dans cette « suite » d’Un homme et une femme, dans lequel son personnage perd progressivement la mémoire. Puis, il est annoncé — mais n’apparaîtra pas — dans la suite de L’amour c’est mieux que la vie, dont la sortie est prévue fin 2022.

Le 12 mars 2021, il est sur scène lors de la 46e cérémonie des César, présentée par Marina Foïs, pour annoncer les espoirs masculins et féminins à la jeune Fathia Youssouf pour son rôle dans Mignonnes et à Jean-Pascal Zadi pour la réalisation et sa prestation dans Tout simplement noir

VIE PRIVEE

FAMILLE

Le 18 novembre 1954 à Vincennes, il épouse l’actrice Stéphane Audran, qu’il a connue au cours de Tania Balachova. Le couple divorce en 1956, après que l’acteur a engagé une liaison amoureuse avec Brigitte Bardot, sur le tournage du film Et Dieu... créa la femme. Il s’installe avec elle avenue Paul-Doumer. Cette liaison prend fin à l’automne 1957 lors du service militaire de l’acteur, quand il découvre que BB a une aventure avec Gilbert Bécaud.

En 1958, il rencontre Nadine Marquand, la sœur de Serge et Christian Marquand, qui sont de grands amis de Roger Vadim avec qui Trintignant s’est lié. Elle est alors monteuse et deviendra réalisatrice quelques années plus tard. Ils se marient en 1961. Il tourne cinq films avec elle. Ils ont trois enfants : Marie (1962-2003), Pauline (née en 1969 et morte à l’âge de dix mois pendant le tournage du Conformiste, à Rome, probablement par asphyxie liée à une régurgitation de lait) et Vincent Trintignant (1973).

En 1973, pendant le tournage du film « Le Train », Jean-Louis vit une histoire d’amour intense avec sa partenaire Romy Schneider. Elle prend fin trois mois plus tard, laissant l’actrice désespérée. Jean-Claude Brialy et Jacques Dutronc confirmeront l’importance de cette relation pour Romy Schneider, à qui Trintignant témoignera toujours son admiration et son affection.

Cependant, il a choisi de poursuivre sa vie avec Nadine. Celle-ci le quitte à la fin des années 1970 pour vivre avec le réalisateur Alain Corneau. Le divorce avec Jean-Louis Trintignant aura lieu au début des années 1980

Entretemps, le comédien rencontre Marianne Hoepfner, pilote de rallye, dont il partage la vie et qu’il épousera en 2000.

En 1998, Nadine Trintignant épouse Alain Corneau, qui adopte dans la foulée Marie et Vincent, avec le consentement de Jean-Louis.

De son propre aveu, Jean-Louis Trintignant ne s’est jamais remis du meurtre de sa fille Marie par Bertrand Cantat.

OPINIONS POLITIQUES

Peu engagé en politique mais sympathisant de gauche, il a été « sympathisant communiste » dans sa jeunesse, avant d’avoir eu « la preuve que l’homme n’était pas prêt pour ça ». Il se dit en 2012 « contre l’autorité, la politique », et « plutôt socialiste. Voire anarchiste. […] L’idée de l’anarchie me plaît beaucoup, même si je sais qu’on ne sauvera pas le monde avec elle »

FILMOGRAPHIE

Comme Acteur

CINEMA
Années 1950
- 1956 :« Si tous les gars du monde » de Christian-Jaque


- 1956 : La Loi des rues de Ralph Habib
- 1956 : Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim
- 1956 : Club de femmes de Ralph Habib
- 1959 : Été violent (Estate violenta) de Valerio Zurlini
- 1959 : Les Liaisons dangereuses 1960 de Roger Vadim
- 1959 : Parfois le dimanche, court métrage d’Ado Kyrou et Raoul Sangla

Années 1960
- 1960 : « Austerlitz » d’Abel Gance (Ségur)

1960 : La Millième Fenêtre de Robert Ménégoz
1961 : Pleins feux sur l’assassin de Georges Franju
1961 : Le Cœur battant de Jacques Doniol-Valcroze
1961 : Le Puits aux trois vérités de François Villiers (apparition)
1961 : Le Jeu de la vérité de Robert Hossein
1961 : L’Atlantide (Antinea, l’amante della citta sepolta) d’Edgar George Ulmer et Giuseppe Masini (it)
1962 : Les Sept Péchés capitaux, sketch La luxure de Jacques Demy
1962 : Horace 62 d’André Versini
1962 : Le Fanfaron (Il sorpasso) de Dino Risi
1962 : Le Combat dans l’île d’Alain Cavalier
1963 : Il successo de Mauro Morassi (it)
1963 : Château en Suède de Roger Vadim
1964 : Les Pas perdus de Jacques Robin
1964 : Les Siffleurs (fi) (Viheltäjât) d’Eino Ruutsalo (fi)
- 1964 : « Mata Hari, agent H 21 » de Jean-Louis Richard

1965 : La Bonne Occase de Michel Drach
1965 : Meurtre à l’italienne (Io uccido, tu uccidi) de Gianni Puccini
- 1965 : « Merveilleuse Angélique » de Bernard Borderie

1965 : Compartiment tueurs de Costa-Gavras
1966 : Le Dix-septième ciel de Serge Korber
1966 : La Longue Marche d’Alexandre Astruc
1966 : « Paris brûle-t-il ? » de René Clément
1966 : Un homme et une femme de Claude Lelouch
1966 : Safari diamants de Michel Drach
1967 : Trans-Europ-Express d’Alain Robbe-Grillet
1967 : En cinquième vitesse (Col cuore in gola) de Tinto Brass
1967 : Un homme à abattre de Philippe Condroyer
1968 : Les Biches de Claude Chabrol
1968 : Mon amour, mon amour de Nadine Trintignant
1968 : L’Homme qui ment d’Alain Robbe-Grillet
1968 : La mort a pondu un œuf (La morte ha fatto l’uovo) de Giulio Questi
1968 : Le Grand Silence (Il grande silenzio) de Sergio Corbucci
1968 : L’Amour à cheval (La matriarca) de Pasquale Festa Campanile
1969 : Z de Costa-Gavras
1969 : Le Voleur de crimes de Nadine Trintignant
1969 : Disons, un soir à dîner (Metti, una sera a cena) de Giuseppe Patroni Griffi
1969 : Ma nuit chez Maud d’Éric Rohmer
1969 : L’Américain de Marcel Bozzuffi
1969 : Si douces, si perverses (Cosi dolce... Cosi perversa) d’Umberto Lenzi

Années 1970
1970 : Le Conformiste (Il conformista) de Bernardo Bertolucci
1970 : Le Voyou de Claude Lelouch
1970 : Las secretas intenciones d’Antonio Eceiza
1971 : L’Opium et le Bâton d’Ahmed Rachedi
1971 : Sans mobile apparent de Philippe Labro
1972 : La Course du lièvre à travers les champs de René Clément
1972 : L’Attentat d’Yves Boisset
1972 : Un homme est mort de Jacques Deray
1973 : Une journée bien remplie de Jean-Louis Trintignant
1973 : Défense de savoir de Nadine Trintignant
1973 : Le Train de Pierre Granier-Deferre
1974 : Le Secret de Robert Enrico
- 1974 : « Le Mouton enragé » de Michel Deville

1974 : L’Escapade de Michel Soutter
1974 : Glissements progressifs du plaisir d’Alain Robbe-Grillet
1974 : Les Violons du bal de Michel Drach
1975 : Le Jeu avec le feu d’Alain Robbe-Grillet
1975 : L’Agression de Gérard Pirès
1975 : Flic Story de Jacques Deray
1975 : La Femme du dimanche (La donna della domenica) de Luigi Comencini
1976 : Il pleut sur Santiago de Helvio Soto
1976 : Le Voyage de noces de Nadine Trintignant
- 1976 :«  Le Désert des Tartares » (Il deserto dei Tartari) de Valerio Zurlini


- 1976 : « L’Ordinateur des pompes funèbres » de Gérard Pirès

1977 : Repérages de Michel Soutter
1977 : Les Passagers de Serge Leroy
1978 : L’Argent des autres de Christian de Chalonge
1979 : Le Maître-nageur de Jean-Louis Trintignant
1979 : Melancoly Baby de Clarisse Gabus

Années 1980
- 1980 : « La Banquière » de Francis Girod

1980 : Je vous aime de Claude Berri
1980 : La Terrasse (La terrazza) d’Ettore Scola
1981 : Un assassin qui passe de Michel Vianey
1981 : Une affaire d’hommes de Nicolas Ribowski
1981 : Malevil de Christian de Chalonge
1981 : Eaux profondes de Michel Deville
1981 : Passion d’amour (Passione d’amore) d’Ettore Scola
- 1982 : « La Nuit de Varennes » (Il mondo nuovo) d’Ettore Scola

1982 : Boulevard des assassins de Boramy Tioulong
1982 : Le Grand Pardon d’Alexandre Arcady
1983 : Colpire al cuore de Gianni Amelio
1983 : Vivement dimanche ! de François Truffaut
1983 : Under Fire de Roger Spottiswoode
1983 : La Crime de Philippe Labro
1984 : Femmes de personne de Christopher Frank
1984 : Viva la vie de Claude Lelouch
1984 : Le Bon Plaisir de Francis Girod
1985 : L’Homme aux yeux d’argent de Pierre Granier-Deferre
1985 : Partir, revenir de Claude Lelouch
1985 : Rendez-vous d’André Téchiné
1985 : L’Été prochain de Nadine Trintignant
1985 : David, Thomas et les autres (Sortüz egy fekete bivalyért) de László Szabó
1986 : Un homme et une femme : Vingt ans déjà de Claude Lelouch
1986 : La Femme de ma vie de Régis Wargnier
1987 : Le Moustachu de Dominique Chaussois
1987 : La Vallée fantôme d’Alain Tanner
1989 : Bunker Palace Hôtel d’Enki Bilal

Années 1990
1991 : Merci la vie de Bertrand Blier
1993 : L’Instinct de l’ange de Richard Dembo
1993 : L’Œil écarlate de Dominique Roulet
1994 : Trois Couleurs : Rouge de Krzysztof Kie ?lowski
1994 : Regarde les hommes tomber de Jacques Audiard
1995 : Fiesta de Pierre Boutron avec Grégoire Colin, Alain Doutey
1995 : La Cité des enfants perdus de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (voix uniquement)
1996 : C’est jamais loin d’Alain Centonze
1996 : Un héros très discret de Jacques Audiard
1996 : Tykho Moon d’Enki Bilal
1998 : Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Chéreau

Années 2000-2020
2002 : Janis et John de Samuel Benchetrit
2004 : Immortel, ad vitam d’Enki Bilal
2012 : Amour de Michael Haneke
2013 : Michael Haneke : Profession réalisateur (Michael Haneke – Porträt eines Film-Handwerkers) d’Yves Montmayeur (film documentaire)
2017 : Happy End de Michael Haneke22
2019 : Les Plus Belles Années d’une vie de Claude Lelouch
2022 : Tourner pour vivre de Claude Lelouch (film documentaire)

COURTS METRAGES
1955 : Pechiney de Marcel Ichac
1961 : Parfois le dimanche d’Ado Kyrou et Raoul Sangla
1965 : Fragilité, ton homme est femme de Nadine Trintignant
1986 : 15 août de Nicole Garcia
2004 : Épreuves d’artistes court-métrage documentaire de Gilles Jacob avec Gérard Depardieu, Michel Serrault

TELEVISION
1955 : L’assassin a pris le métro de François Chatel
1964 : Avatar de Lazare Iglesis
1965 : Le train bleu s’arrête 13 fois de Michel Drach, épisode : Lyon, marché en main
1983 : Credo de Jacques Deray
1990 : Pour un oui ou pour un non de Jacques Doillon et Nathalie Sarraute avec André Dussolier.
1990 : Julie de Carneilhan de Christopher Frank
1992 : La Controverse de Valladolid de Jean-Daniel Verhaeghe
1993 : L’Interdiction de Jean-Daniel Verhaeghe
1996 : L’Insoumise de Nadine Trintignant
2012 : Jean-Louis Trintignant, pourquoi que je vis de Serge Korber, documentaire
Doublage
1980 : Shining de Stanley Kubrick : Jack Torrance (Jack Nicholson)
2004 : Immortel, ad vitam d’Enki Bilal : Jack Turner (version française ; non crédité)
Voix off
1962 : narrateur pour Parisienne... Parisiennes de Féri Farzaneh
1963 : narrateur pour Le Chemin de la mauvaise route de Jean Herman
1966 : narrateur sur le disque Le Livre de la jungle
1972 : narrateur sur le disque Le Petit Prince
1992 : narrateur pour Le Grand Pardon 2 d’Alexandre Arcady
1994 : narrateur (de la VF) pour Ernesto Che Guevara : le Journal de Bolivie de Richard Dindo (documentaire)
1994 : récitant d’un texte de Paul Éluard dans Rêveuse Jeunesse de Nadine Trintignant (TV)
2006 : récitant pour Galilée ou l’Amour de Dieu de Jean-Daniel Verhaeghe (TV)
2009 : le récitant dans Le Ruban blanc de Michael Haneke (dans la VF)
 ???? : narrateur de La Flûte enchantée

COMME REALISATEUR
1972 : Une journée bien remplie avec Jacques Dufilho, Luce Marquand, Franco Pesce
1978 : Le Maître-nageur avec Jean-Claude Brialy, Guy Marchand, Stefania Sandrelli

DISCTINCTIONS

Récompenses

1968 : Ours d’argent du meilleur acteur au Festival de Berlin pour L’Homme qui ment
1969 : prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes pour Z
2012 : Palme d’or au Festival de Cannes pour Amour de Michael Haneke :
Normalement, la Palme revient toujours uniquement au réalisateur mais outre la mise en scène, Jean-Louis Trintignant a été considéré par le Jury comme l’un des principaux artisans de cette victoire au même titre que sa partenaire dans le film : Emmanuelle Riva23.
Prix du cinéma européen 2012 : Meilleur acteur européen pour Amour
18e cérémonie des Lumières en 2013 : Meilleur acteur pour Amour
14e édition des Étoiles d’or du cinéma français en 2013 : Meilleur acteur pour Amour
Césars 2013 : Meilleur acteur pour Amour de Michael Haneke.

Nominations
César :
1987 : nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour La Femme de ma vie
1995 : nomination au César du meilleur acteur pour Trois couleurs : Rouge
1996 : nomination au César du meilleur acteur pour Fiesta
1999 : nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Ceux qui m’aiment prendront le train

DISCOGRAPHIE

1972 : narrateur (l’aviateur) pour un enregistrement vinyl du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry
1998 : lecture pour Pantin Pantine d’Allain Leprest et Romain Didier, Chant du Monde
2018 : récitant du spectacle poétique et musical Trintignant/Mille/Piazzolla, enregistré avec Daniel Mille, sorti au label Sony Music Masterworks

THEÂRE ET POESIE

1950 : À chacun selon sa faim de Jean Mogin, mise en scène Raymond Hermantier, théâtre du Vieux-Colombier
1951 : Marie Stuart de Friedrich Schiller, mise en scène Raymond Hermantier, théâtre de l’Humour
1954 : Responsabilité limitée de Robert Hossein, mise en scène Jean-Pierre Grenier, théâtre Fontaine
1954 : Le Héros et le Soldat de George Bernard Shaw, mise en scène René Dupuy, théâtre Gramont
1955 : Andréa ou la Fiancée du matin de Hugo Claus, mise en scène Sacha Pitoëff, théâtre de l’Œuvre
1955 : Jacques ou la Soumission d’Eugène Ionesco, mise en scène Robert Postec, théâtre de la Huchette
1955 : La Tragédie des Albigeois de Maurice Clavel et Jacques Panijel, mise en scène Raymond Hermantier, Festival de Nîmes
1956 : L’Ombre de Julien Green, mise en scène Jean Meyer, théâtre Antoine
1959 : La Cathédrale de René Aubert24, mise en scène Pierre Valde, théâtre Hébertot
1959 : Le Prince de Papier de Jean Davray, mise en scène Jacques Charon, théâtre des Mathurins
1960 : Hamlet de William Shakespeare, mise en scène Philippe Dauchez, Maurice Jacquemont, théâtre des Champs-Élysées
1961 : La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, mise en scène Antoine Bourseiller, théâtre des Célestins
1962 : La guerre de Troie n’aura pas lieu de Jean Giraudoux, mise en scène Jean Vilar, Festival d’Avignon
1964 : Bonheur, impair et passe de Françoise Sagan, mise en scène Claude Régy, Françoise Sagan, théâtre Édouard VII
1971 : Hamlet de William Shakespeare, mise en scène Maurice Jacquemont, théâtre de la Musique
1985 : Deux sur la balançoire de William Gibson, mise en scène Bernard Murat, théâtre de la Madeleine
1988 : Deux sur la balançoire de William Gibson, mise en scène Bernard Murat, théâtre des Célestins
1989 : La Chasse au cafard de Janusz Glowacki, mise en scène Andréas Voutsinas, théâtre des Célestins
1991 : Love Letters d’Albert Ramsdell Gurney, mise en scène Lars Schmidt, avec Anouk Aimée dans le rôle féminin.
1992 : Potestad d’Eduardo Pavlovsky, mise en scène Claude Santelli, Lecture Festival d’Avignon
1993 : Hommage à Jean Tortel, mise en scène Jean Velter, Lecture Festival d’Avignon
1993 : Love Letters d’Albert Ramsdell Gurney, mise en scène Lars Schmidt, théâtre des Célestins
1994 : Pour Roland Dubillard, mise en scène Pierre Dumayet, Lecture Festival d’Avignon
1995 : Poésie de Maurice Roche, Lecture de France Culture, Festival d’Avignon
1996 : William Shakespeare, mise en scène Claude Santelli, Lecture Festival d’Avignon
1996 : « Art » de Yasmina Reza avec Pierre Vaneck et Pierre Arditi, théâtre des Célestins
1998 : « Art » de Yasmina Reza avec Pierre Vaneck et Jean Rochefort, théâtre Hébertot
1999 : Poèmes à Lou de Guillaume Apollinaire, mise en scène Samuel Benchetrit, avec Marie Trintignant, théâtre de l’Atelier
2000 : La Valse des adieux de Louis Aragon, mise en scène Antoine Bourseiller, théâtre des Célestins
2002 : Comédie sur un quai de gare de Samuel Benchetrit, avec Marie Trintignant, théâtre Hébertot
2003 : Poèmes à Lou de Guillaume Apollinaire, théâtre des Amandiers
2005 : Moins deux de Samuel Benchetrit, mise en scène de l’auteur, théâtre Hébertot
2005 : Le Journal de Jules Renard de Jules Renard, théâtre Hébertot
2006 : Art, vérité et politique/Monologue de Harold Pinter, Festival NAVA Limoux
2007 : Moins deux de Samuel Benchetrit, mise en scène de l’auteur, La Filature, théâtre National de Nice, tournée
2008 : Le Journal de Jules Renard de Jules Renard et Jean-Michel Ribes, théâtre du Rond-Point
2010 : Jean-Louis Trintignant seul en scène, théâtre des Amandiers
2010 : Jean-Louis Trintignant lit Jacques Prévert, Boris Vian et Robert Desnos, de Jacques Prévert, Boris Vian et Robert Desnos, en tournée
2011 : Trois poètes libertaires / Prévert, Vian, Desnos, de Jacques Prévert, Boris Vian et Robert Desnos, Odéon-Théâtre de l’Europe
2017 : Trintignant/Mille/Piazzolla, spectacle poétique et musical, lecture de Prévert, Desnos et Vian, musique d’Astor Piazzolla, direction musicale Daniel Mille, Salle Pleyel
2018 : Trintignant/Mille/Piazzolla, spectacle poétique et musical, lecture de Prévert, Desnos et Vian, musique d’Astor Piazzolla, direction musicale Daniel Mille, tournée

Récompenses et nominations
2006 : nomination pour le Molière du comédien pour Moins 2

COURSE AUTOMOBILE
Jean-Louis Trintignant a été membre du Star Racing Team (ou « Simca Racing Team »), qui comptait parmi ses membres Moustache, Claude Brasseur, Eddie Vartan, Guy Marchand, ou encore sporadiquement Johnny Hallyday, tous courant sur Simca 1000 Rallye.
Il participa aux 24 Heures du Mans en 1980 sur Porsche 935 K3. Alors qu’il était sixième au classement dans son groupe un pneu arrière de sa voiture éclata dans la ligne droite des Hunaudières. Il échappa miraculeusement à la mort après avoir percuté à plusieurs reprises les rails de sécurité.

Pour un bilan plus complet des participations en courses de rallyes, voir à Marianne Hoepfner.

Palmarès automobile

1976 : Participation au Tour de France automobile (sur Opel Kadett GT/E)25
1977 : 8e du Championnat de France des voitures de Production26 (Pau 6e27, Montlhéry 9e28, Lédenon 9e29, Folembray 9e30, Dijon 2 10e, Nogaro 12e, Albi 1 13e et Albi 2 14e - 14 épreuves au programme), sur Triumph Dolomite Sprint 2L. de Leyland France
1978 : Participation sporadique au championnat de France des voitures de Production, sur Ford Escort RS 200031
1980 : 25e du Championnat de France de rallycross, sur Alpine A310 1800 Politecnic (apparitions à Condat-le-Lardin, Beaujolais, et Solgne-Juville où il se classe 5e de la Super-finale en remportant la classe 2 en GT -des voitures >1.6L.-32)
1980 : Participation aux 24 Heures du Mans (abandon, avec Xavier Lapeyre et Anny-Charlotte Verney)
1980 : Participation aux rallyes des Garrigues, des Cévennes, et à la ronde de la Durance sur Renault 5 Alpine33
1981 : 46e au rallye Monte-Carlo
1981 : 7e aux 24 heures de Spa-Francorchamps34
1982 : 51e au rallye Monte-Carlo
1982 : 2e aux 24 heures de Spa-Francorchamps35
1984 : 47e au rallye Monte-Carlo

PUBLICATIONS

Une journée bien remplie : un film, collection Filmothèque, Seghers, 1973
Un homme à sa fenêtre, propos recueillis par Michel Boujut, J.-C. Simoën éditeur, 1977
La Passion tranquille, entretiens avec André Asséo, 2002
Du côté d’Uzès, entretiens avec André Asséo, Le Cherche midi, 2012 (ISBN 978-2749125237)
Dialogue entre amis, Serge Korber et Jean-Yves Katelan, coll. Art et Spectacles, La Martinière, 2020 (ISBN 2-7324-5875-9)